• Après plusieurs mois d'absence, me voici...  D'ailleurs je m'excuse de vous avoir laissé de côté pendant tout ce temps.

    Voici un peu ce qui s'est passé pour moi.

    Le 27 juin 2016, j'ai eu mon premier rendez-vous avec une psychologue pour traiter mon trouble alimentaire. Avec elle, j'ai réalisé que j'avais toujours de la difficulté à prendre ma place que ce soit au travail ou dans ma famille, je veux trop plaire à tout le monde, ne pas faire de remous je laisse passer trop de chose. Mes frustrations m'amènent à compulser. Il y a aussi certaines activités qui me font cet effet. Je ne l'avais pas réalisé mais je suis facilement stressée. Lorsque je donne des formations ou que j'anime des réunions. Je n'en avais pas pris conscience car mes compulsions alimentaires m'empêchaient de voir ce qui se cachait derrière ce comportement. 

    Depuis, je vais une méditation de pleine conscience par jour et j'essaie le plus souvent possible de faire 3 cohérences cardiaques par jour et je fait un EFT une ou deux fois par jour pour me libérer des émotions qui m'affectent. Cela me permet d'être plus calme et ainsi, j'ai moins de compulsions alimentaires. Voici un lien pour l'EFT:

    https://www.youtube.com/watch?v=5ijAqQakFwU&t=165s

     

    De plus, le 20 juillet, deux jours avant mon anniversaire, j'ai participé à ma première réunion des outremangeurs anonyme. Cela m'a aussi aidé à avoir un meilleur contrôle sur mes compulsions. 

    Maintenant, j'ai une compulsion par semaine alors que l'an passé j'en avais à presque tous les jours. Je suis fière des progrès que j'ai accomplis.

    De plus, sur un groupe facebook je travaille à développer un alimentation intuitive. C'est recommandé pour l'hyperphagie. Je dois apprendre à manger de tout, à ne pas me priver d'aliments à particulier. Je m'améliore mais il y a encore des aliments qui me font compulser. Surtout ceux que je n'ai pas mangés depuis longtemps. Par exemple hier, je me suis acheté un gros sac de pop-corn et je l'ai entièrement mangé en 2 heures. Cela devait faire au moins 4 ans que je n'en avais pas mangé. 


    Avec l'alimentation intuitive, il faut aussi manger en pleine conscience. C'est un aspect que j'ai encore à travailler. Je mange trop rapidement et je ne prends pas le temps de bien savouré chaque bouchée. De plus, je dois aussi apprendre à cesser de manger lorsque je n'ai plus faim. C'est très difficile, J'ai tendance à finir mon assiette. Cependant, hier je mangeais quelques frites, lorsqu'elles sont devenues moins bonnes, ce qui est un signe de satiété, je les ai jetées. Une petite amélioration...la nourriture a moins d'emprise sur moi.

    Pour combattre l'hyperphagie, il est bon d'avoir une activité qui puisse occuper notre cerveau au lieu de penser continuellement à la nourriture. Depuis deux semaines, je suis des cours de sculpture sur bois. Lorsque je commence à en faire, je ne pense pas à manger sauf si une vraie faim m'assaille.

     

    Avec tous ces changements, je n'ai pas perdu beaucoup de poids mais je sens  je reprends contrôle sur ma vie et sur mon alimentation. Je suis plus sereine aussi. L'an passé, je me sentais dépressive car que je ne cessais de reprendre du poids. 

     

    C'est le jour et la nuit... J'en suis bien heureuse.

     


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  • Bonjour cher lecteur,

     

    Le mois de mai est de mois de changement pour moi. Je me suis inscrite au Défi 30 jours offert par la Clinique Muula, J’aimerais pouvoir me payer des séances de thérapies avec eux mais cela est trop dispendieux pour mes moyens. Ce défi m’aide en attendant d’être plus riche…  Ce sont des petites capsules qui expliquent comment soigner son trouble alimentaire entre autre par la pleine conscience et par la gestion des émotions. Ce sont des capsules de 3-4 minutes en général. Il y en a une nouvelle à tous les jours…

    http://muula.ca/cours/defi-30-jours/

    Cela m’a permis de me questionner et j’espère avoir trouvé des pistes de solutions.

    Pourquoi ai-je autant de crises d’hyperphagie depuis que j’ai été opérée de la sleeve? Je crois que cela a un lien avec ma relation « affectueuse »… Je n’ai pas dit amoureuse car il n’investit pas dans la relation. On se voit une soirée par semaine. C’est agréable… J’ai tenté de voir cela comme une sortie hebdomadaire au cinéma mais cela ne fonctionne pas longtemps. Je suis vite frustrée et mes attentes remontent.

    J’ai de la difficulté à comprendre comment un homme qui vient me voir à toutes les semaines depuis bientôt 18 mois. Qui se sent redevenir adolescent à mes côtés puisse ne pas être amoureux de la personne exceptionnelle que je suis… lol

    J’ai, depuis la semaine passée, décidé d’espacer nos rencontres. Il a accepté qu’on ne se voie qu’une fois par mois. Donc, depuis dimanche passé, je n’ai pas eu de compulsions alimentaires. Il faut dire que j’ai aussi décidé de ne  pas manger après 19h. Ce qui aide beaucoup.

    Je dois dire que ce soir je trouve cela plus difficile car c’est généralement le vendredi que je sais quand je le verrais. En écrivant cela permet de me défouler un peu…De plus, hier j’ai repris mes marches. Mon corps me fait un peu mal mais tant pis. Il faut se remettre en forme car je perds de mes capacités physiques. Je vais aussi voir une masseuse pour enlever toutes mes tensions dans le dos. Je prévois retourner voir mon ostéopathe car mes douleurs du début reviennent. Je vais d’ailleurs lui demander de me faire un billet expliquant que je peux reprendre mon entrainement au centre sportif. Ces traitements n’ont pas portés fruit. Je suis mieux de faire de l’activité, cela va replacer mon corps. Je l’espère du moins.

    Je vais tenter d’être plus présente sur le blogue mais je suis un peu paresseuse ces temps-ci. Je me sens fatiguée. Le goût de rien faire mais le moral est bon, enfin…

    En reprenant mes activités et en perdant du poids je vais probablement être plus en forme pour venir écrire et vous mettre au courant de mon évolution.

     

     

     


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  • Ce dernier mois a été un peu difficile.

    J'ai dû m'absenter pendant deux semaines de mes activités physiques à cause de mon travail, de la mauvaise température et aussi des douleurs musculaires.

    J'ai été consulté un ostéopathe cette semaine. Les exercices que j'ai à faire semble amplifier ma douleur au dos. J'espère pouvoir reprendre rapidement mon entraînement afin de ne pas perdre ce que j'ai acquis.

     

    Du point de vue alimentation, il y a eu des hauts et des bas. Heureusement, j'ai maintenue mon poids. Je réalise de plus en plus que j'ai besoin d'aide psychologique. Dans mon budget, je me suis dit que je pouvais me permettre un consultation par mois.

    J'ai donc téléphoné à une psychologue s'y connait en trouble alimentaire et qui demeure à 10 minutes de chez moi.  C'est la seule que j'ai trouvé dans ma région. Sur son répondeur, elle annonçait qu'elle ne pouvait pas prendre de client car elle est en congé de maternité. Grande déception...

    Une amie qui a eu l'anneau gastrique m'a informé qu'il y a maintenant une nouvelle psychologue dans l'équipe de la chirurgie bariatrique. Lundi, je vais leur téléphoner pour leur dire de ne pas m'oublier... Je sais que j'étais sur la liste d'attente mais cela remonte à un an et demi environ et ils ne m'ont pas donné rendez-vous pour la psychologue. 

    Cela me donne de l'espoir.

    Entre-temps, j'ai décidé de me pesée une fois pas mois au lieu d'une fois semaine. Cela influencera moins mes humeurs et aura donc moins d'impact sur ma compulsion alimentaire.

    On maigrit, on est heureuse et on mange, On engraisse, on est malheureuse et on mange, On se maintient, on est anxieuse et on mange...

    Tout ce que je vis peut m'emmener à manger comme cela peut ne pas avoir d'impact. Plusieurs éléments rentrent en ligne de compte. Il est difficile d'identifier l'élément clé.

    Je crois que la ménopause y est aussi pour quelque chose. Je suis parfois déprimée pour rien. Je dors plus qu'avant. je pleure plus. Parfois j'ai l'impression de faire une dépression mais cela est passager, Heureusement!

    J'ai hâte que la neige fonde pour que je puisse aller prendre de belle marche. Comme je ne suis pas bien chaussé pour marcher l'hiver je n'en fais pas. J'ai hâte au printemps. Cela ne devrait pas tarder... Je croise les doigts.

      

     

     

     


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  • Un petit résumé…

    J’ai subi une sleeve, il y a maintenant deux ans de cela. Les 6 premiers mois, j’ai perdu 70 livres mais par la suite, j’ai commencé à avoir des grandes compulsions alimentaires. J’ai lu que les premiers mois, l’estomac est enflé à cause de l’opération mais lorsque tout se replace, il est normal de manger plus. C’est là qu’on voit l’importance d’écouter son corps afin de reconnaître sa faim et sa satiété. Mais lorsqu’on a des compulsions alimentaires, faim ou pas faim, on désire manger. La nourriture vient combler un manque. Tel un alcoolique, il faut apprendre à se maitriser. C’est là que j’ai réalisé que je souffrais d’hyperphagie, trouble alimentaire qui se soigne comme l’anorexie et la boulimie.

    Pendant un an, mes crises d’hyperphagies étaient intenses. Heureusement, maintenant, elles sont moins fréquentes et généralement moins intenses.

    Cependant, j’ai réussi à reprendre 50 livres de celles que j’avais perdues. En début janvier, je me suis inscrite au gym pour un an. J’y vais 2 fois semaines. Une fois pour y faire du zumba (activité plaisante mais demandante) et une autre fois pour y faire le programme HIIT (activité basée sur l’endurance et la musculation). Ce que j’aime du hiit, c’est qu’on fait une routine de 5 mouvements qu’on effectue 4 fois pendant 40 secondes et on a 20 secondes de repos entre chaque mouvement. On débute cette routine par un réchauffement de 5 minutes… Je sors de cet entrainement en sueur et en tremblant tellement je fais d’effort musculaire.

    J’apprécie d’avoir un entraineur qui adapte les mouvements à ma condition physique. De plus, le sol est recouvert d’un épais tapis ce qui fait que je ne ressens pas la douleur à mon épine de Lenoir qui me fait toujours souffrir…

    Depuis mon opération, je suivais, sur facebook, plusieurs groupes de personnes qui avaient subi la sleeve et leur perte de poids, au lieu de m’encourager faisait l’effet contraire. Je voyais que j’engraissais au lieu de maigrir contrairement à eux qui étaient tellement heureux de leur perte de poids. Je me sentais de plus en plus déprimée. Ce ne sait pas si c’était cela qui m’affectait autant ou mon manque en fer mais à force de prendre des suppléments de fer et après avoir quitté ces groupes je me suis sentie mieux. Le nuage qui survolait ma tête a disparu.

     

    Maintenant, je vais mieux et je fais des efforts pour me reprendre en main. Je perds lentement mais au moins, je perds.

     

    Ne dit-on pas tomber est humain, se relever est divin…


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  • Aujourd'hui, je fais l'achat du produit Élancyl fermeté du corps. Sur mon groupe d'opérés, certaines l'ont utilisé et ont vu de beaux progrès pour diminuer l'apparence des plis sur la peau des cuisses... 

    Il me sera utile pour les cuisses et les bras... Moi, je l'ai surtout acheté pour mon menton car depuis mon amaigrissement, mon double menton est pleins de plis... Le produit n'est pas fait pour le menton mais ceux qui sont fait pour le bas du visage coûte un minimum de 135$ alors qu'Élancyl coûte 42 dollars. Cela vaut la peine de l'essayer.

    Il faut dire que les plis de mon menton me gêne beaucoup.  C'est à suivre...

     

    SOS... Peaux molles


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  • Sleevée depuis janvier 2014. Mon taux de fer diminuait tranquillement et je faisais de plus en plus d'anémie... Aujourd'hui, j'ai eu une coloscopie et une gastroscopie. Il s'avère que ma panse est rouge et que j'ai une bactérie. C'est probablement cela qui cause mon anémie. Les résultats de l'analyse seront dans un ou deux mois et alors, je devrais prendre des antibiotiques pour la soignée. Entre-temps, le médecin m'a prescrit du fer. Il semblait surpris que cela ne m'avait pas été encore prescrit... Les 3 premiers mois, je vais prendre un comprimé soir et matin et ensuite, un comprimé par jour. Je vais enfin me sentir moins fatiguée et j'espère, avoir ainsi, moins le goût de manger.


    La gastroscopie était douloureuse... je sentais le tube se promener dans ma gorge et dans l'estomac. Je crois que le médicament pour me faire relaxer n'a pas fait effet. La coloscopie n'était pas agréable mais beaucoup moins douloureuse... C'était mes nouvelles du jour. émoticône smile


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  • Je suis en pleine rechute... Dimanche, j'ai invité mon copain pour le repas de Pâques. J'en ai profité pour vérifier quels étaient ces sentiments envers moi après 4 mois de fréquentation. Il dit ne pas être amoureux. Je lui ai expliqué que je trouvais difficile cette situation car moi, je m'attache à lui de plus en plus et que mon but était de bâtir une relation amoureuse. Je constate qu'il arrive de plus en plus tard et qu'il repart de plus en plus tôt. Il dit que c'est un adon mais je vois nettement que notre relation n'évolue pas, au contraire, cela régresse. Il me demande ce que j'en pense. Je lui dit que lorsqu'on se voit c'est très agréable et cela me donne l'espoir qu'une relation amoureuse peut prendre place mais que dans la semaine, je le sens distant et qu'il commence à me faire signe lorsque sa libido augmente. 

     

    Il me répond qu'il ne peut pas me mentir et me dire qu'il est amoureux mais il trouve agréable nos rencontres. Pour lui, être un bon amant serait suffisant, Je lui ai dit que je voulais plus car j'ai encore l'impression qu'on ne peut pas m'aimer pour ce que je suis mais uniquement pour ce que je rapporte.

    Je ne comprends pas comment on peut être bien avec une personne, aimer lui faire l'amour et ne pas en être amoureux.

    J'ai besoin d'attention et de sentir qu'on tient à moi. Avec lui, ce n'est pas le cas. J'ai donc rompu. Je trouve cela difficile même si ce ne fut qu'une relation de quatre mois. Il faut dire que j'y avais mis beaucoup d'espoir. 

    Alors depuis dimanche soir, je mange mes émotions... Lundi, je me suis dit que c'était ok mais là, je trouve que ça commence à être long... Je dois cesser de penser à lui et me trouver un autre moyen pour combler ce vide.

    Je cherche... j'espère trouver bientôt.

     

     

     


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  • Bypass ou non???

    Aujourd’hui, j'ai vu le chirurgien de la chirurgie bariatrique. Je fais toujours de l'anémie et je suis en manque de fer. J'attends l'appel de l’hôpital pour subir une coloscopie et une gastroscopie afin de trouver la cause de mon manque de fer. Que de plaisir en perspective...

     

    Je maintiens mon poids depuis 8 mois. J'ai demandé au médecin s'il serait pertinent dans mon cas de subir le by-pass car la sleeve semble ne plus être efficace. Selon lui, cela n'est pas nécessaire car les nouvelles études indique que toute les chirurgie se valent. La sleeve, contrairement à avant n'est plus une étape avant le bypass.

     

    Il me conseille de manger plus lentement. Chaque repas devrait duré 30 minutes alors que je mange en 10-15 minutes. Il me conseille de reprendre l'activité physique à tous les jours. 30 minutes et plus. Il m'a dit de diminuer mes collations. Je vais commencer par supprimer celle du matin et le soir, je vais prendre qu'une collation et me trouver un passe-temps pour ne pas en prendre 3-4 comme j'ai tendance à le faire.

     

    Heureusement, le temps plus doux arrive. Aujourd'hui, il faisait 3-4 degré. On était bien à l'extérieur. Cela sera plus facile et motivant pour faire une marche à tous les jours. Je vais aussi me remettre à quelques exercices de musculation chez moi.

     

    Je dois donc me trouver des passe-temps à faire en soirée pour ne pas aller grignoter pendant toute la soirée.

     

    Ce soir, un ami m'a téléphoné et après j'ai regardé un peu facebook et j'écris ces quelques mots... Cela m'a aidé à ne pas grignoter. 

     

    Si je veux parvenir à maigrir, je dois m'auto-discipliner sinon, je vais continuer à stagner et cela devient décourageant. Mais je suis optimiste. C'est à moi à faire les efforts et je suis capable d'y parvenir... Je me sens motivée à le faire. 

     


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  • Cela fait bien longtemps que je n'ai pas écrit.

    Depuis la périodes des fêtes, j'ai plus de difficulté à contrôler mes compulsions alimentaires. Je suis bien une journée ou deux et elles reviennent en force. Il faut dire que la psychologue que je voyais a pris sa retraite et elle sera remplacée seulement en avril prochain... J'ai pensé aller en privé mais avec mes assurances j'aurais droit à 3, peut-être 4 rencontres.

    Il faut dire que j'ai quelques changements dans ma vie sentimentale... J'ai rencontré un homme très bien depuis 2 mois. Je réalise que je me monte rapidement des scénarios et que la moindre contrariété me porte à manger. Je trouve mon comportement enfantin car ce sont mes interprétations, mon imagination qui me jouent de mauvais tours. J'aimerais rester rationnelle mais, hélas, je réalise que dans le domaine des relations affectives, je le suis vraiment pas. J'ai du travail à faire sur moi-même. Je crois que j'ai tellement peur du rejet que j'ai tendance à fuir au lieu d'affronter la situation. Surtout qu'il est un homme très doux et raisonnable... ouvert à la communication. J'ai besoin d'aide pour apprendre à mieux vivre cette situation. Il serait dommage que je passe à coté de quelqu'un de bien à cause de mes peurs.

     

    Pour ce qui en est des suites de mon opération, tout va bien sauf pour la perte de poids. Je me maintiens toujours au même poids depuis 6 mois. Heureusement que je réussis à perdre ce que mes compulsions alimentaires me font gagner.

    Cependant, je manque de fer. Je dois passer un test afin de savoir si je n'ai pas une perte de sang quelque part. Parfois, je me dis que ce manque de fer me rend plus fatiguée et je compense le manque d'énergie par l’absorption de nourriture.

    J'ai toujours des reflux gastriques qui me donnent continuellement des malaises que j'ai tendance à confondre avec la faim. Selon mon médecin, j'aurais ces malaises toute ma vie. C'est une des séquelles de l'opération.

    Avec tout cela, il m'est difficile de comprendre ce qui me porte réellement à manger. Ces un combat de tous les jours. Je suis lasse de me sentir toujours fatiguée. Il faut dire que j'ai eu un bon rhume et qu'il en reste encore quelques symptômes. J'ai hâte de me sentir pleinement en forme... 

     Oh lala! Je me plains beaucoup aujourd'hui. 

    Cet automne, j'ai assisté à une conférence et j'ai bien aimé cette phrase:

    Lorsqu'on me dit : "Je suis fatigué"

    je réponds. "Ben, va t'coucher..."

     

    Alors bonne nuit à tous... faites de beaux rêves

     


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  •  

    Depuis début juin j’ai de la difficulté à contrôler mon alimentation. J’avais un congrès de 4 jours à Québec. Lors de ce séjour, les repas étaient beaucoup plus copieux… Je n’ai pu résister à l’abondance de tous ces mets et j’ai aussi bu du vin et autres spiritueux. Ces quatre jours m’ont fait perdre mes repères et je n’ai plus été capable chez moi de contrôler mes compulsions alimentaires qui ont suivies. En début juillet, j’ai vu la chirurgienne et j’avais pris trois livres depuis le dernier rendez-vous.

     

    Elle m’a alors référée à une psychologue.  J’ai rencontré cette dernière trois semaines plus tard. Son bureau est situé au 7è étage de l’hôpital. Cette partie de l’hôpital n’a pas été rénové depuis longtemps…  On se croirait dans les années soixante alors qu’il était un asile psychiatrique.  Je lui ai expliqué un peu ma situation actuelle, mes amours, ma famille... je lui ai parlé de mon enfance, de mes parents... De mes deux ex (mari et père d'Olivier) de mon fils de 18 ans qui a un trouble envahissant du développement non spécifique ainsi qu’un trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité et des difficultés d’accès lexical)... De ma crainte de rencontrer des hommes qui existe à la suite de mes expériences amoureuses qui m’ont particulièrement marquées ...

     

    Il en est ressorti que cette crainte a pris naissance dans mon enfance suite à des traumatismes psychiques que j’ai vécus à 5 ans. Ma famille avait déménagée à Clova, un petit village dans le nord de la Maurice, à 500 kilomètre de Montréal. J’adorais ce village, me promener dans les environs me faisait rêver... Il y avait de grosses roches plates qui brillaient au soleil. Je croyais que des diamants y étaient incrustés. Le lac d’un bleu si pur, le sable blanc me faisait rêver. J’avais l’impression d’être sur une plage des caraïbes. De plus, on y entendait le tamtam des indiens qui vivaient tout près. Mon imagination ne se lassait jamais. Je me faisais du cinéma dans ma tête. C’était une période heureuse pour moi

     

    Avec mon frère et ma sœur, âgées respectivement de 6 et 7 ans, on se promenait souvent sur la voie ferrée.  Il y avait le cuisinier du train qui épluchait ses patates dans un wagon stationnaire. Il était très gentil. On allait le voir régulièrement. Un jour, alors qu’on lui parlait comme d’habitude, les hommes du chemin de fer sont arrivés et ont montés dans le wagon et le cuisinier, si gentil habituellement, m’a tellement déçu et j’ai vécu la première peur de ma vie. Il n’avait pas pris notre défense lorsqu’un des hommes a dit qu’il allait nous couper avec les couteaux de cuisine. Mon frère et ma sœur ont sauté à toute vitesse en bas du wagon.  Je me vois encore sur le bord du wagon, il était si haut pour moi. Je ne pouvais pas en débarquer toute seule, et mon frère et ma sœur étaient déjà rendus si loin. Si je restais, on allait me tuer et si je sautais, j’allais me tuer. J’ai pris mon courage à deux mains et j’ai sauté et couru rejoindre mes frères et soeur qui  m’avait abandonnée alors que  j’avais besoin d’eux.  Pour eux, sauter en bas du wagon, c’était bien simple alors que pour moi, qui avait toujours été surprotégée, c’était impensable…

     

    L’été continua, on le passait dehors à se promener. Un jour, où on était tous les trois à se promener, un itinérant ou un ivrogne, je ne saurais dire,  avait fait éloigner mon frère et ma sœur en leur demandant d’aller acheter des bonbons. Moi, j’étais restée seule avec lui et il en a profité pour glisser sa main dans ma culotte et me caresser. Je voulais qu’il cesse mais je ne savais pas comment le lui dire. J’avais peur qu’il finisse par me tuer si je bougeais. Et mon frère et ma sœur qui ne revenaient pas… Le temps m’a semblé interminable. Ces derniers prenaient leur temps car ils avaient trouvé l’homme déplaisant. Les enfants peuvent être tellement insouciants à cet âge-là.

     

    J’ai parlé de ma mésaventure à ma grande sœur car je ne savais pas comment le dire à ma mère. Elle m’a dit que je n’avais plus rien à craindre car l’homme était scertainement parti. Mais ma grande sœur n’en a pas parlé à ma mère car elle n’avait que 13 ans et elle n‘avait pas vu l’importance de le dire ou elle était elle-même gênée d’en parler à ma mère… on ne parlait pas de choses sexuelles dans ces années-là. En 1966, c’était tabou…

     

    Après avoir parlé 1h30 avec la psychologue, il en est ressorti que j’utilise ma graisse pour me protéger depuis que je suis une jeune enfant. J’ai d’ailleurs toujours été rondelette.

     

    Il semblerait qu’un tiers des femmes avec un trouble alimentaire ont subi des agressions sexuelles. Les miennes ne sont pas dramatique comparées à d'autres mais elles l’ont été suffisamment pour me donner la peur des hommes. Mon besoin de plaire et d’être gentille a été, aussi, une façon que j’ai développée pour me protéger.  Je dois donc apprendre à m'affirmer face à mon entourage pour parvenir à le faire avec les hommes. Je dois devenir moins tolérante si je veux réussir à rencontrer et à vivre auprès d’un homme bien.

     

    Il semblerait que dans mon cerveau, il s'est tracé, au fil des ans,  un chemin qui fait que dès que je ne me sens pas bien, je recherche du réconfort dans la nourriture. Je dois défaire ce réflexe et bâtir un autre canal qui me permettra de trouver une autre moyen pour me réconforter.

     

    Pour ce faire,  je dois me trouver une priorité dans la vie. Ma priorité est de vivre une vie plus remplie, plus satisfaisante et je crois qu'un amoureux pourra me permettre de vie une vie plus agréable. Donc, lorsque je veux manger par compulsions, je dois me demander si manger m'aidera à atteindre mon but ou non... et quels moyens je peux prendre pour venir combler mon manque actuel. Cela semble efficace car depuis que je me questionne lorsque j'ai le goût de manger sans avoir faim, je trouve une alternative soit une tisane et un bonbon dur...

     

    Après ma rencontre avec la psychologue, j’ai senti une accalmie et un bien-être qui dura un mois. Par la suite, le goût de grignoter a repris. Lentement, mais je sentais qu’il m’était pénible de résister à la tentation. Cela est apparu après l’appel d’un homme qui avait perdu mon numéro de téléphone et ne m’avait pas téléphoné pendant 5 semaines. Mais ce n’était pas par manque d’intérêt face à moi… «Oui, je te crois… tu n’as pas trouvé mieux et tu reviens ».

     

    Lors du troisième rendez-vous avec la psychologue, je lui ai expliqué ma situation et je lui dis que je commençais à trouver cela difficile. Je lui ai brossé un tableau de ma perte de poids. D’environ 500 livres, je suis passé à 340 et j’ai repris 30 livres dans la dernière année. J’ai eu comme un blocage lorsque je suis arrivée à 340 livres car c’est le poids que j’avais lorsque j’ai rencontré le père de mon fils. J’ai repris en un an 30 livres. Lorsque j'ai eu la sleeve en fin janvier, je pesais 370 livres. Après quelques mois,  j'ai de la difficulté à perdre. J'ai rapidement mangé des portions normales. J'ai perdu avec la diète pré-op 65 livres seulement. Ma crainte est de devoir me faire opérer pour le by-pass. J'ai peur de devoir la subir si je ne parviens pas à maigrir plus... je suis découragée, j'ai l'impression que je ne parviendrai pas à perdre mon surplus de poids... J’a l’impression que mon cerveau ne veut pas que je pèse moins de 300 livres.

     

    J’ai été déçue de ma rencontre avec la psychologue. J’ai l’impression que cela ne m'aide plus...  j'ai l'impression que tout reste en surface. Elle m'a conseillé de me trouver un élément qui pourrait me motiver à ne pas grignoter et qui soit à court terme. C’est difficile à trouver. Lorsque j'ai su que je faisais du diabète, j'étais très motivé à faire attention à mon alimentation mais lorsque mon taux de sucre est devenu normal, ma motivation a diminuée... Du point de vue santé tout va bien. Du point de vu physique, mon gros ventre me dérange mais en même temps j'ai peur qu'en maigrissant, mon tablier devienne de plus en plus gros et bas. Mon ventre m'arrive à mi-cuisse. Je n’ai pas hâte de maigrir plus car il risque d'arriver au genou... surtout qu’à la télé, j’ai vu un homme qui avait beaucoup maigris et son ventre arrivait presqu’aux chevilles. Gros dilemme, je dois maigrir pour me faire opérer le ventre et en même temps, j'ai peur de maigrir car il va devenir de plus en plus encombrant...

     

    Le seul élément que j’ai trouvé pour m’aider à persévérer  est d’avoir l’objectif  de me rendre à 275 livres pour Noël. Cela est faisable. Mes compulsions ont diminué mais je me sens fragile, ma perte de poids n’a change pas. Je me maintiens à 305-306 livres.

     

    Je fais peut-être un plateau. J’essaie de ne pas donner trop d’importance à la perte de poids. Je focuse plus sur les bonnes habitudes alimentaires.  J’essaie aussi de mieux dormir mais c’est plus difficile, je me réveille la nuit parce que j’ai froid… ma périménaupose me donne des froideurs ou lieu de me donner des chaleurs.

     

    Je persévère. J’essaie de ne pas me décourager. La psychologue m’a dit que le découragement peut nous emmener à une démotivation et elle a peur que je finisse par tout abandonner. Je ne crois pas que cela m’arrivera mais je suis à l'affut.

     

     


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    Le temps file et je me défile… Mais il serait bon que je poursuive mon blog.Le temps file et je me défile

     

    Depuis mon opération, je maigris lentement soit près de 10 livres par mois. J’ai encore des compulsions alimentaires mais elles sont moins fréquentes. Mais j’ai ajouté une marche de 30 à 45 minutes par jour et certains jours, j’en fais deux. Il me reste à me mettre à la musculation mais cela ne me tente pas. Pourtant, je suis bien outillé. J’ai pleins d’appareils que j’achète dans le but de me motiver. Mon dernier achat, un escalateur à bascule. Il permet en plus de travailler l’équilibre.

     

    Pourquoi n’ai-je pas le goût de faire de la musculation une journée sur deux? J’aimerais bien trouver d’où vient mon manque de motivation. On dirait que je suis en attente de je ne sais quoi? J’attends qu’il se passe quelque chose de nouveau dans ma vie.

     

    Ces dernières semaines, j’ai cru avoir rencontré l’homme avec qui j’allais pouvoir faire un bout de chemin. Mais j’avais toujours des doutes face à notre relation. Je trouvais que pour un nouvel amoureux, il était souvent distant. Lorsque je lui en parlais, il avait toujours une bonne explication. Je le croyais jusqu’à ce qu’il devienne à nouveau distant. Un jour, je lui ai dit que j’avais l’impression qu’il se sentait obligé de me téléphoner. S’il n’avait plus de goût d’entretenir une relation avec moi, je pouvais très bien le comprendre et qu’il n’avait à ne plus me téléphoner. Il m’a dit qu’il avait eu des complications familiales qui ont beaucoup accaparé son attention. Mais trois jours plus tard, plus de nouvelles de lui. Plus de retour d’appel…

     

    Depuis 2 semaines que j’en ai aucune nouvelle me voici dans mon ancien pattern où je culpabilise d’avoir peut-être mal interprété la situation. Ensuite, je me dis qu’il n’a pas de raison qu’il n’ait pas pu me téléphoner sauf s’il est mort ou dans le coma… J’aime bien dramatisé, cela m’amuse.  

     

    Mais de cette pensée en surgit une autre… moins drôle cependant. S’il était malade, s’il avait eu un AVC, s’il gisait seul dans son lit ou sur le sol, paralysé, sans personne pour prendre soin de lui…  Et là, croyez-le ou non, je culpabilise? C’est stupide, mais j’ai hâte d’avoir la preuve qu’il est toujours vivant… Je sais que son ordinateur fait défaut et qu’il ne va pas sur Internet ces derniers temps… Je surveille régulièrement son Facebook  en espérant y voir un changement… Juste pour me rassurer.

     

    Honnêtement, que cela soit terminé me convient. Il avait certains comportements qui ne me convenaient pas mais je me disais qu’il fallait nous donner une chance. Il faut s’ajuster. On se connait depuis peu. Deux personnes dans la cinquantaine qui vivent seuls depuis plusieurs années, cela demande un peu d’adaptation de part et d’autre. De plus, c’est difficile de sentir par période une indifférence de la part de l’autre et de se faire dire qu’on a mal interprété. J’ai beau me dire que les femmes et les hommes sont différents mais il y a des comportements qui ne mentent pas.

     

    Ce qui est le plus triste dans tout cela, c’est que malgré mon vécu, je ne fais toujours pas confiance à mes feelings, je laisse l’autre mener la barque, je poursuis la relation jusqu’à ce que j’ai une preuve irréfutable que je me trompe. Preuve souvent difficile à avoir. Heureusement, je reste sur mes gardes, j’observe et j’attends …

     


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    Ce soir, premier souper en famille depuis mon opération. Mon frère et ma belle sœur ont organisé un souper à la bonne franquette. Au menu, cipaille ou cipâte, que mon frère expérimente d’années en années afin de retrouver la même saveur qu’avait celui de ma mère. C’est le repas traditionnel de notre famille. Ce plat fait fureur à chaque fois que ma mère en servait.

     

    Certains le font avec des viandes sauvages mais celui de ma mère est composé de patates, oignons, bœuf, poulet et porc coupés en dé. La recette est très simple mais il faut que le tout soit bien assaisonné et la cuisson parfaite. C’est un rang de viandes mélangées, un rang de patates, un rang d’oignon et un rang de pâte grand-père pour ragout. On répète les rangs jusqu’à épuisement des ingrédients. On termine par les pâtes grand-père. Le tout est alors recouvert de bouillon de poulet. Certains le font cuire au four ou dans une mijoteuse comme celui de mon frère ce soir. Ma mère le mettait à cuire dans son énorme presto dont elle avait fait modifier le couvercle pour enlever l’effet de cuisson sous pression. Son cipâte mijotait pendant 4-5 heures sur le rond du poêle, elle le surveillait constamment pour être certaines qu’il ne colle pas au fond. Il aromatisait toute la maison. Cette odeur si réconfortante mettait les invités de bonne humeur.

     

    Ma mère me demandait souvent de le gouter pour s’assurer qu’il soit bien assaisonné. Elle le servait toujours avec une bonne salade verte composé de laitue iceberg, olives vertes, échalotes et tomates et le tout enrobé de mayonnaise Hellmann’s. On mettait aussi sur la table des petits pois vert de la marque Lesieur, les meilleurs, petits et fermes ainsi que les betteraves qu’elle avait faire marinées le dernier automne. Il ne faut pas oublier les petits pains en forme de croissant que tout le monde se pressait à manger tartiné de beurre frais. Elle achetait, en épicerie, de la pâte à pain congelé. Lorsque le pain était dégelé, elle coupait la pâte en formant des bâtonnets et elle en faisait des nœuds. En levant, le pain prenait la forme d’un croissant. Elle les servait tout chaud… Quel délice!

     

    Ce soir mon frère a bien réussi son cipâte mais il n’y avait ni betteraves, ni salade sur la table. Cependant, un beau gros pain tranché épais trônait au centre de la table.

     

    J’en ai pris un petit bout que j’ai trempé dans le bouillon du cipâte et j’ai donné le restant de la tranche à mon fils… Sentir sa texture moelleux sous ma dent m’a fait redécouvrir un ancien plaisir.

     

    Ensuite, le dessert arriva. On avait le choix entre une tarte à l’érable et aux noix ou un gâteau aux pommes. J’ai pris une pointe de tarte de la grosseur d’un doigt et j’ai volé une bouchée de gâteau dans l’assiette de mon fils. Hummmm, comme cela goutait bon. J’ai aimé autant la tarte que le gâteau…

     

    Avant, j’aurais pu facilement manger 2 grosses tranches de pain bien beurrée, une bonne assiettée de cipâte et une pointe de tarte avec un morceau de gâteau, le tout arrosé de crème champêtre… Je suis contente de voir que je peux m’arrêter de manger avant d’avoir tout mangé ce que j’ai à portée de main.

     

    Ce fut un repas agréable pris en bonne compagnie…  mais chez moi, lorsque j’ai pris ma collation du soir, je me suis servie une grosse soupe de légumes…

     

    C’est une des choses que je trouve difficile dans ma nouvelle façon de manger… manger que deux ou trois onces de légumes par repas. Moi qui en ai toujours beaucoup mangé.

     




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  • Jeudi 6 mars, je rencontre la chirurgienne pour une deuxième fois. Avant de passer dans son bureau, l’infirmière me pèse, j’ai perdu 4 livres, et prends ma pression qui est asses belle. Je me sens mieux depuis que ma pression est un peu plus haute. Je lui dis que tout va bien, Je mange presque de tout. Mais que je digère rapidement. Souvent après 90 minutes, j’ai faim. Je mange tout ce qui est prévu comme la nutritionniste m’avait indiqué la semaine d’avant. Mais malgré cela, j’ai rapidement faim. J’en parle au médecin qui me dit qu’elle demandera à la nutritionniste pour voir si je peux augmenter les glucides et les protéines. En attendant de recevoir l’appel de la nutritionniste, je lui fais par que le matin, j’ai augmenté mes portions, Je mange deux toasts avec deux onces de protéines et je ne prends pas mon fruit. Au diner et au souper, je mange 1 à 2 portions de glucides. La semaine d’après, la nutritionniste me téléphone et approuve mes changements alimentaires. J’ai l’impression d’avoir moins faim mais je ressens toujours un inconfort. La semaine d’après, je vois ma nutritionniste pour le diabète. Je lui mentionne que j’ai souvent faim et elle me demande comment je sais que c’est de la faim et non de la gourmandise. Je lui dis que je ressens une douleur dans l’estomac à la hauteur des seins… En disant cela, elle me dit que je fais probablement du reflux gastrique. Ma sensation de faim n’était pas de la faim. Elle me conseille de cesser de manger des tomates et tous autres aliments acides. Ensuite, elle me pèse et j’ai perdu 12 livres dans mon mois. 5 cm à la taille et 3 au bras mais j’en ai repris 2 aux hanches. Je lui dis que j’ai de la difficulté à me remettre à l’activité physique… Éléments que je dois travailler à chacune de nos rencontres. Il faut dire qu’il tombe encore de bonnes bordées de neige et les trottoirs ne sont pas bien praticables. Mais le temps devient plus doux, je vais bientôt pouvoir m’y remettre. Depuis que je prends un médicament avant le souper pour prévenir le reflux gastrique, je n’ai plus ce besoin de manger aussi souvent. Mais ce qui est particulier, c’est que depuis mon opération, je prends un comprimé le matin, une demi-heure avant de déjeuner. En général, les personnes en prennent un aussi, le soir avant de souper. Au début, j’ai demandé s’il y avait une erreur puisque je n’en prenais que le matin. On m’a répondu que dans mon cas, il n’est pas nécessaire que j’en prenne le soir aussi…


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  • Eh bien, j'ai terminé mon congé de maladie et je reprends le travail ce lundi... Ma santé va bien. Je commence à manger normalement mais en petites quantités. Je dois apprendre à manger équilibré malgré mon petit estomac. J'ai de la difficulté à manger mes deux fruits par jour et à prendre mes portions de lait. Je dois trouver un moyen de tout manger ce qui est nécessaire pour une bonne alimentation. Le plus difficile est le fait qu'il est défendu de boire en mangeant. Demain, je vois ma nutritionniste, pas celle de la chirurgie bariatrique mais celle pour le diabète, elle me donnera certainement des conseils. J'ai hâte de voir combien j'ai perdu de tour de taille, j'ai l'impression d'en avoir bien perdu depuis début janvier, même si sur le pèse-personne, j'ai perdu seulement 1 kilo en 3 semaines. Je crois que mon corps se sent en famine et emmagasine tout... il va finir par s'habituer à cette alimentation et il finira par me permettre de maigrir.

    Il y a eu 3-4 jours où je mangeais une collation à toutes les 2 heures. Ce qui faisait 2 collations dans la soirée. Il faut dire que plus la journée avançait et plus souvent je ressentais la faim.

    Heureusement, j’en ai trouvé la cause. Comme je sentais un inconfort dans l’estomac, j’ai cru que cela était de la faim. Mais l’autre matin, en buvant mon eau, car la nutritionniste m’avait conseillé d’en boire 2 litres par jour pour améliorer ma tension artérielle qui était trop basse. J’ai alors ressenti le même malaise que la veille mais en moins intense. J’ai donc réalisé que c’est le fait d’avoir beaucoup d’eau dans l’estomac qui me donnait cette sensation et non la faim. La preuve hier soir, j’ai rien bu après le souper et je n’avais plus cette sensation et jr n’ai pris qu’une petite collation en soirée. Je dois apprendre à reconnaître les signaux que m’envoie mon corps.

    Aujourd’hui, j’ai commencé à manger des aliments avec des fibres et de la nourriture normale, mais en prenant de petites bouchées. Il faut essayer un aliment à la fois pour voir si on le tolère bien. La prochaine étape sera dans 2 semaines où j’aurais le droit de manger de la viande rouge, du riz et des pates alimentaires…

    Ensuite, ce sera ma nouvelle façon de manger… à vie.







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  • Salut à tous ! Non, je ne suis pas morte et c’est ne pas mon fantôme qui a eu plaisir à visiter vos blogues. J’admets que j’ai tardé à vous donner des mes nouvelles mais je me sentais paresseuse… ou trop fatiguée pour me mettre à l’écriture.

    Mais depuis quelques jours, je sens un regain d’énergie et j’en profite pour vous donner des news…

    Voici un petit compte-rendu de mon fameux lundi 27 janvier 2014, date inscrite dans mon corps pour la vie.

    Donc, ce fameux lundi matin, ma sœur Louisette me reconduit à l’hôpital. À l’admission, je donne les quelques renseignements habituelles et la dame me dit de me rendre au 4 étage chambre 34. Arrivées au quatrième étage, ma sœur et moi, nous nous rendons au poste des infirmières. Celle qui nous reçoit est surprise de voir qu’on a une chambre avant d’être opérée mais vu que la chambre m’est déjà attitrée, on y dépose mes effets et nos manteaux. Nous nous dépêchons de redescendre pour aller au centre de chirurgie d’un jour où on m’attend avec impatience. À l’accueil, je vérifie si les renseignements sur le questionnaire remplie la semaine dernière par l’infirmière du centre bariatrique sont toujours exacts. Ensuite, on me remet un pot pour un test d’urine… des fois que je serais enceinte. Eh non, je ne le suis pas ! oufs, que  j’ai eu peur. Un miracle pourrait toujours se produire à 52 ans… ahahah !

    Une infirmière me pose quelques questions, me pèse, 352 livres, et prend ma tension artériel. Tout est beau. Je m’en vais dans la section bloc opératoire. On me fait allonger sur une civière. L’anesthésiste vient me poser quelques questions et on m’emmène à la salle d’opération. Je me transfère de la civière à la table d’opération en prenant soin de bien tenir ma jaquette d’hôpital. Je suis assez rapidement installer et en prime, on réussi du premier coup à m’insérer le cathéter dans le bras. Cinq secondes plus tard, j’étais endormie…

    L'opération s'est très bien déroulée, j'ai été hospitalisée trois nuits et ensuite j'ai mes sœurs m'ont hébergées chez elle pour 4 jours.  J'aurai pu être chez moi un peu plus tôt mais cela les sécurisait au cas où il y aurait des pépins et j’en ai profité pour me faire gâtée.

    Â l’hôpital, après l’opération, j’ai eu droit uniquement qu’à du sérum  et des calmants… La douleur se supportait bien sauf lors de déplacement ou de changement de positions dans le lit. Ma gorge, à cause de l’intubation, me faisait presqu’aussi mal que les coupures de l’estomac. Le surlendemain, après mettre brossé les dents, je crache un morceau de chair rouge, dégoutant! Probablement causé par l’intubation.

    Après l’opération, on m’a conduit dans ma chambre où ma sœur m’attendait. Elle est partie quelques temps après pour me laisser me reposer. Naturellement, les infirmières et stagiaires ont tourbillonnées autour de moi pendant trois jours… Mais vers les 14h00, je demande à aller aux toilettes. L’infirmière m’aide à me lever alors qu’une deuxième lui dit. « On ne lui mats pas la bassine » et l’autre de répondre : « Elle a dit qu’elle veut aller aux toilettes… »  ce que j’ai fait avec l’aide de mes escortes et du sérum qui me suit comme un chien fidèle.

    Arrivée dans la petite pièce, il faut faire rentrer tout ce beau monde et à se placer de façon à ne pas débrancher le sérum… Un instant, on doit mettre une bassine qui mesure l’urine… Tout va bien jusqu’au moment où je dois me lever et c’est alors qu’apparent une plaque de sang sur ma jaquette, elle grandit rapidement. Une des infirmières semble avoir peur, son regard est un peu paniqué mais elle reste en contrôle malgré tout et essuie le sang par terre pendant que l’autre va chercher des pansements que la première applique  rapidement sur la plaie et elle se referme aussitôt. On m’enlève rapidement la jaquette pour m’en mettre une propre. Retour au lit et repos bien mérité. 

    Le lendemain, les repas firent leur apparition, diète liquide…

    Petit déjeuner : booster aux fruits, jus de pommes et glucophage® broyé mêlé à une cuiller à soupe de compote de pommes avec deux sachets de poudre de protéine (Beneprotein®) que je mélange dans mon jus de pommes…  Vraiment pas bon. Cela se mélange mal et fait des mottons… mais le goût est meilleur que celui du glucophage broyé. Soit dis en passant, la journée de l’opération, je ne pouvais prendre mes médicaments pour le diabète car cela aurait pu produite une baisse de glycémie… Au diner et au souper, s’ajoute un bouillon de bœuf ou un bouillon de poulet et un gell-o à cela s’ajoutait un jus ou un boost comme collation. Ce régime dura 4 jours.

    J’ai quitté l’hôpital à 11h30, après 3 nuits à être aux petits soins du personnel hospitalier. Les deux premières nuits, je devais mettre mes pieds dans un nouvel appareil où je recevais des pulsions assez fortes afin d’améliorer la circulation sanguine. L’appareil était bruyant mais à la fois réconfortant. Il faisait office de berceuse et m’aidait à m’endormir ou bien ce sont les tranquillisants contre la douleur qui me procuraient cet effet. Je devais, à tout les jours m’injecter du Lovenox ®, anticoagulant et prendre quelques marches dans le corridor. C’était vraiment beau de nous voir aller. Plusieurs fraichement opérés, vêtus de jaquette d’hôpital se promenant avec le poteau de sérum en mains en train de zigzaguer entre les civières, les chariots de linges et ceux pour les repas… Un ballet des plus insolites.

    Pendant l’hébergement chez mes sœurs où je devais manger de la nourriture liquide soit gruau très clair le matin, crème de carottes, compote de pomme ou pouding, soir et midi. Jell-o ou yaourt comme collation ou lait aux fraises. Le tout avec ajout de Beneprotein®. Cela devenait vite lassant.

    Mais le lundi suivant ma sortie de l’hôpital, j'ai commencé à manger des purées ou des aliments très mous. Cela fait du bien de manger un peu de "solide" car depuis le début c'est que du liquide que je dois prendre. C'est drôle comment tout peut être bon lorsqu'on a été longtemps privé. Œufs brouillés, viande en purée et poisson blanc dans une sauce. Petits légumes en purée (vraiment, je ne suis pas habile dans les purées, trop mous, pas assez lisse, pas de goût)… et la merveilleuse toast beurrée. Ce matin-là, lorsque j’ai enfin mangé un œuf brouillé avec un toast bien rôti, pas de croute, quel bonheur !

    Mais quelle fût ma déception lorsque j’ai décidé de manger la même chose pour le souper mais avec purée de pois vert et que je n’ai réussi qu’à manger la moitié de mes deux œufs brouillés et que deux petites bouchées de ma merveilleuse toast. J’en avais les larmes aux yeux tellement j’étais frustrée. Il faut dire que depuis 2 jours je manquais une purée sur deux, en plus, je faisais de la basse pression… et je voulais tellement avoir enfin un bon repas.

    Cette étape dura une semaine. J’ai dû boire au moins deux litres d’eau par jour afin d’améliorer ma pression. Cela a pris quelques jours pour réussir à la faire augmenter. J’ai même mis du sel dans mon eau et dans mes aliments mais cela a fini par porter fruit.  

    Maintenant, je suis à l’étape alimentation tendre. On y ajoute donc viande hachée et petits légumes tendres. Je mange 2 onces de viande, de poisson, de fromage maigre, de patates ou biscottes et de légumes tendres… Lorsque j’ai assez  mangé. Une douleur se fait ressentir à l’estomac et je dois arrêter sinon, la douleur s’intensifie. Mais ce midi, j’ai senti que j’avais assez mangé et que la douleur n’était plus présente. Mon estomac doit probablement être presque guéri. L’appétit augmente graduellement entre les repas, je prends une collation l’avant-midi mais l’après-midi, j’en prends une aux deux heures.

    Ma perte total fut de 18 livres avant l’opération grâce aux protéines liquides  et de 8 livres une semaine après l’opération. Depuis les 2 dernières semaines, elles fluctuent sans arrêt, passant d’une perte de poids de 4 livres à une reprise de 4 livres, une perte de 2, une reprise d’une … pour une perte total d’une livre pendant les 2 dernières semaines. Je crois qu’il faut laisser du temps à mon corps pour qu’il puisse s’adapter à ce nouveau mode de vie.  Je prends une marche à tous les jours et je me repose bien. Il faut dire que je suis en congé de maladie pour encore une semaine. Mes plaies cicatricent bien, J’en ai six, deux d’un pouce environ et 4 d’un demi-pouce car l’opération a été effectuée pas laparoscopie. Je devrais continuer à faire ma marche lorsque je travaillerais. Présentement, je la fais dans un centre d’achat ou dans un magasin à grandes surfaces. J’espère que le temps sera plus doux et les trottoirs bien déneigés ce qui me permettra de la faire à l’extérieur, plus agréable et moins dispendieux…

     





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    Dimanche 26 janvier, demain c’est le jour J.  Je dois me présenter à 7 heures à l’admission du CHRDL pour subir mon « opération », eh oui! Je me fais enfin opérer l’estomac (la sleeve). Je suis en train de préparer ma petite valise pour l’hôpital et une  pour mon hébergement de quelques jours chez mes sœurs Liette et Louisette. De plus, je dois ramasser la nourriture, la cage et les biscuits de ma petite chienne Betty, schnauzer croisée avec du shiatsu. Mes sœurs vont l’héberger ainsi que mon fils.  Elle sera bien là-bas car elle y a son amoureux… Charlot, un petit caniche bien affectueux. Heureusement, il est opéré… Ils deviennent fous lorsqu’ils se voient.

     

    Je me suis bien préparée pour cette opération. J’ai fait mes trois semaines de  régime tel que prescrit. J’ai perdu 18 livres en tout. Je suis allé voir un massothérapeute pour qu’il enlève els douleurs que j’avais au dos depuis une semaine. Je suis surprise de constater que je ne ressens pas de joie pourtant cela fait 5 ans que j’attends cette opération. J’ai de la difficulté à identifier ce que je ressens. Je ne suis pas inquiète, ni fébrile. Je me sens plutôt calme, presque triste. Je ne sais pourquoi. J’ai pourtant reçu plusieurs appels et messages d’encouragements. Est-ce parce que j’ai peur de perdre ma protection. Après tout ma graisse m’a protégée de nombreuses années contre les hommes et l’amour.  Cet été, j’ai pris 20 livres et je ne parviens pas à le perdre. Ce poids correspond à celui que j’avais lorsque j’ai rencontré mon dernier amoureux en septembre 95. Une relation courte mais avec une fin « marquante » si je peux dire…

     

     

     

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  • Voilà 2 semaines de régimes aux protéines de passer. Les premiers jours furent assez difficiles, beaucoup de fatigue.  Après la troisième journée, l’énergie est revenue graduellement. Pendant la deuxième semaine, j’ai réussi à faire certaines tâches ménagères entrecoupées de périodes  de repos.

     

    Manger des légumes sous toutes ses formes devient monotone mais le plus difficile est de ne pas goûter à la nourriture que je fais à mon fils. C’est effrayant combien on  peut mettre de choses à sa bouche lorsqu’on fait à manger. Pas le droit de me lécher le doigt lorsque qu’une goutte de sauce à spaghetti  tombe dessus, ni de gouter un peu au fromage râpé que je mets dessus , vérifier si la pâte est assez cuite ou de prendre le petit bout du poisson qui a été trop cuit et qui a l’air si alléchant.

     

    J’ai hâte de pouvoir déguster de la nourriture. De savourer un peu de viande avec des patates pillées et des petits légumes. Hummmmm, cela sera un réel plaisir.

     

    Mon opération va avoir lieu dans une semaine, je vais pouvoir manger du gruau ou des céréales liquides. Pas vraiment appétissant mais je suis certaine que j’en prendrais plaisir. Prendre une ou deux gorgée de jus d’orange protéiné ou du jell-o protéiné…  Je vais sentir que le monde des plaisirs gustatifs s’ouvre à nouveau à moi, lentement mais incontestablement…

     

    Ah oui, voulez-vous savoir combien j’ai perdu?

     

    La première semaine, j’ai perdu 12 livres et demi…  wow, c’est vraiment beaucoup.

     

    La deuxième semaine, deviner combien… ?  Une demi-livre! Grande déception.

     

    Il me reste la troisième semaine, j’espère que je perdrais plus…

     

    Peu importe la perte, l’importance est que mon foie ait suffisamment rapetissé pour faciliter l’opération. Il semblerait que le foie d’une personne obèse est très gros. Pour atteindre l’estomac et le couper, il faut le soulever. S’il n’a pas assez rapetissé, l’opération est annulée car il peut fendre en le manipulant.

     

     

     

     




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  • J'ai survécu à ma première journée de diète protéinée. Le matin, je suis allée au CLSC pour une prise de sang et un test d’urine demandé par mon endocrinologue. Donc à jeun depuis 22 heures la veille.

    J’ai pris mon premier mélange au bureau à 8h45. Heureusement que Sara m’avait donné un mixeur qui a permis de bien faire dissoudre la poudre. Pour le dîner, j’ai pris un deuxième mélange avec une tasse de soupe aux légumes très épaisse. Un mal de tête a commencé à se faire sentir et a duré toute la nuit.

    Lorsque je suis arrivée à la maison, le pot de beurre d’arachides trainait sur la table, il semblait bien attirant. Je me suis dépêché à le remettre dans l’armoire. Loin de moi, tentation maudite…

    Pour le souper, un autre mélange avec une tasse de légumes grillés… Hummmm, vraiment bon. J’en aurais mangé plus

    Du point de vue faim, la journée s’est bien passée mais mon taux de glycémie était bas avant le souper soit 3.6, 30 minutes après avoir pris mon breuvage, il était à 3.9. Après avoir mangé ma tasse de légumes au four, ma glycémie est passée à 4.5. Par la suite, elle a été correcte. Il faut dire que le breuvage contient 16 glucides alors que mes repas en contiennent généralement de 45 à 60 glucides.

    Ce matin, mardi 7 janvier, j’ai vu ma nutritionniste du centre de diabète. Je lui ai dit que j’avais cessé à partir d’aujourd’hui de prendre le médicament Victoza car c’est depuis que je le prends que j’ai parfois des hypoglycémies. Elle m’a dit que c’était un bon moment pour le faire car le Victoza aide à réduire l’appétit et lorsqu’on le cesse, on reprend le poids perdu mais vu que je fais une diète sévère et qu’ensuite je me fais faire la sleeve, je n’ai pas à craindre de reprendre le poids perdu.

    Elle m’a expliqué que pour mes hypoglycémies je dois prendre 4 comprimés de Dex4. Que cela ne nuira pas à ma diète et n’empêchera pas mon foie de baisser de volume.

    Elle a reçu les résultats de mes prises de sang d’hier matin et j’ai encore des protéines dans les urines, mais pas de façon inquiétante, On peut encore guérir cela. Cela est dû à mes reins qui commencent à être moins efficaces. Le taux de protéines qui s’échappe est de 5, normalement, il ne devrait pas dépasser 2 ou 2.5, j’ai oublié le taux exact. Heureusement, lundi prochain, je rencontre l’endocrinologue qui verra si je dois ou non prendre une médication ou attendre de voir ce que donnera la sleeve.  

    Elle m’a pesé et j’ai pris 4 livres depuis la dernière fois. Il faut dire que la période des fêtes est toujours difficile pour moi.

    Ensuite, elle a pris mes mensurations, habituellement, elle prend mon tour de taille et mon tour de hanche mais vu que je me fais opérer, elle a aussi pris le tour de mon cou, de mes bras et de mes cuisses. J’ai bien hâte à mon prochain rendez-vous pour voir combien j’aurai perdu grâce à l’opération. C’est à suivre…

    Aujourd’hui ma diète m’a enlevé beaucoup d’énergie. Ce matin, je me sentais congestionnée. J’ai dormi en avant-midi et en après-midi. Ce soir je suis mieux. J’en profite donc pour écrire sur mon blogue et pour continuer à vous mettre au courant de mes démarches.

    En espérant que cela continue de vous intéresser et qui sait, d’aider d’autres personnes.


     

     

     

     

     




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  • Hier, j'ai eu un appel pour un rendez-vous qui aura lieu jeudi prochain avec la chirurgienne pour la gastroplastie. Le processus est enclenché je crois... Ce qui me dérange un peu c'est que pendant de 2 à 4 semaines, je n'aurais que des protéines liquides à prendre avant l'opération soit 4 sachets par jour avec 2 tasses de légumes nature. Je ne sais pas si je vais commencer ce régime avant Noël ou après... Ce serait dommage de ne pas manger avec mes invités ou mes hôtes. Surtout que le temps des fêtes, j'en profite pour faire des repas spéciaux et délicieux... Mais cela va m'empêcher de prendre quelques livres comme j'ai l'habitude de faire dans cette période d'excès de tous genres. On ne peut pas tout avoir dans la vie. J’ai hâte à mon rendez-vous pour vraiment savoir ce qui m’attend….




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  • Comme vous avez pu le constater, je consulte une nutritionniste depuis plusieurs années avec qui je prends le temps de réfléchir sur ce qui me porte à avoir des compulsions alimentaires. Il est très difficile de cerner la cause des troubles alimentaires. Sont-ils causés par de mauvaises habitudes alimentaires, par un manque d’activités physiques, par un besoin  de combler une carence affective, par un trouble du métabolisme, pour se protéger d’un danger imaginaire ou est-ce un mélange de tout cela? Quelques recherches se font dans le domaine mais les conclusions ne sont pas satisfaisantes. Je crois que présentement il est très difficile de trouver des moyens pour faire cesser cette montée d’obésité qui s’étend de plus en plus sur la planète. On entend souvent dire que les personnes souffrant de ce trouble aurait besoin d’une aide psychologique pour trouver la cause de ce comportement alors que d’autres disent que devant une grande obésité, il n’y a que la gastroplastie qui peut en venir à bout malgré les nombreux échecs qui en résulte. J’ai cependant déjà pensé que de l’aide psychologique pourrait m’aider. Je croyais que cela mériterait au moins que je l’essaye... J'ai alors tenté d'avoir de l'aide gratuitement de la psychologue de l'équipe de la clinique du diabète en expliquant ma situation à l'endocrinologue sans lui en faire clairement la demande. Je me disais qu’avec ce que je vais lui dire, il me référera à la psychologue. Je lui ai alors expliqué que mon obésité était une façon de me protéger des hommes. Je lui ai raconté que j’avais eu un mariage difficile avec un homme qui était probablement un pervers narcissique doublé de mythomanie. Que mon dernier amoureux n’avait pas accepté notre rupture et qu'il fantasmait alors sur ma mort. Heureusement, il s'est livré à des gens qui ont pu déceler sa détresse et qui ont entrepris des démarches pour le faire hospitaliser avant qu'il ne passe à l'acte. Il a été hospitalisé pendant deux mois en psychiatrie. L’endocrinologue m'a alors répondu que c'était parce qu'il tenait à moi... Réponse tellement stupide. Comment un médecin peut-il confondre l’amour avec la possession et la vengeance. J’ai eu beau lui dire que depuis 17 ans, j’avais utilisé la nourriture pour pouvoir grossir et ainsi éloigner de moi les hommes car j’avais constaté que je choisissais des hommes ayant des troubles de la personnalité et que j’avais peur de rencontrer un homme qui soit pire que les précédents. (Jamais deux sans trois...) Il a banalisé ma situation en me disant que je n’avais qu’à ne plus y penser et à aller de l’avant… Je n’ai pas insisté.

     

    Voici pourquoi j’ai décidé d’écrire ce blogue. C’est une sorte de thérapie afin de m’aider à réaliser ce que j’ai vraiment vécu dans ces deux relations amoureuses et ainsi, ne pas répéter le même scénario. 


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  • Comme vous savez, j’attends pour me faire opérer pour une chirurgie bariatrique. J’ai donné mon nom en février l’an dernier au CHRDL à Joliette, hôpital à 10 minutes de chez moi. Mais, il y a bientôt 5 ans, j’avais donné mon nom à l’hôpital Sacré-Cœur, situé à Montréal. La semaine dernière, j’ai eu un appel de cet hôpital et j’ai rendez-vous le 28 octobre prochain. C’est seulement une rencontre de groupe pour expliquer l’alimentation en lien avec cette opération. Il faudra noter notre plan alimentaire des 4 journées avant la rencontre. Je suis bien heureuse d’avoir enfin eu des nouvelles d’eux. Je ne refuse aucune opportunité. J’irai me faire opérer au centre qui m’accueillera en premier. Il est certain que le chirurgien de l’hôpital Sacré-Cœur est plus habile dans ce genre d’opération que ceux de Joliette.  Mais l’hôpital de Joliette est tout près de chez moi. Ce qui est un bel avantage.

     

    C’est à suivre…


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  • Eh bien, petite déception... La chirurgienne de la gastroplastie m’avait donné rendez-vous uniquement pour savoir si je voulais subir la lipectomie (abdominoplastie) avant la gastroplastie... Je lui ai dit qu'il y avait une liste d'attente de 2 ans pour la lipectomie. Je ne pouvais donc pas la subir avant. Car tout serait trop retardé et j’attends depuis assez longtemps… 

    De toute façon, entre vous et moi,  c’est vrai que ce n’est pas la fin du monde d’attendre pour la lipectomie. Cela va me permettre de perdre tout mon surplus de poids avant. J’espère juste ne pas avoir le ventre qui va descendre encore plus bas…

     Il semblerait que je serais bientôt opérer pour la sleeve mais la chirurgienne ne peut dire encore à quel moment. Il faut dire que les deux chirurgiennes se pratiquent avec les gens qui un IMC moins élevé, c’est pour cela que mon opération retarde. J'en serais avisée 4 à 6 semaines d’avance... De plus, puisque j'ai repris des livres cet été à cause d'un nouveau médicament, j'aurais pu être placée à la fin de la liste d'attente mais vu que depuis 5 ans que je suis en perte de poids, ils n'en tiendront pas compte (pour cette fois-ci mais je dois me maintenir pour mon prochain rendez-vous).

     

    J’ai vraiment hâte que tout cela soit terminé.


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  • Aujourd'hui, lundi 16 septembre, je me suis levée toute excitée et heureuse. J’ai rendez-vous avec le chirurgien pour la lipectomie abdominale. J’ai hâte d’entendre ce qu’il va me dire pour l’opération. J’imagine qu’il va me faire passer les tests préopératoires et que dans quelques mois, je me ferais opérer. J’arrive comme prévu à mon rendez-vous à 9 heures pile. J’ai trouvé rapidement un terrain de stationnement. Je monte les escaliers du c entre hospitalier pour me rendre à la salle d’attente du centre chirurgical. Elle est bondée de monde.  Une dame se plaint à qui veut l’entendre qu’elle attend depuis une heure.  Elle parle fort. Elle devient très désagréable.  Lorsqu’on l’appelle enfin, les gens applaudissent… Je passe le temps en faisant des mots cachés. Seule activité que je parviens à faire dans une salle d’attente.  Le temps passe. Il est 10h30. La dame près de moi attend elle aussi depuis 9h00. Elle est appelée à 11h40. Je me dis que ce sera bientôt mon tour. J’en profite pour manger une barre tard car je commence à avoir faim. Et pour aller aux toilettes en espérant qu’on ne me nomme pas pendant mon absence. Certaines personnes dans la salle d’attente qui avaient rendez-vous à 10h30 commencent à se plaindre du temps d’attente qui est très long.

    A 13h30, c’est enfin mon tour. On applaudit. Mais je ne crois pas que ce soit pour les mêmes raisons que la dame du matin… j’espère.

    Je me dis que le médecin doit se sentir dépassé par tout ce retard. Alors je rentre souriante dans son bureau.  Il rentre, accompagné d’une jeune dame. J’imagine que c’est une stagiaire mais il ne l’a présente pas.

    Il regarde mon dossier et voit que c’est pour une lipectomie. Il me demande de lui montrer mon ventre, J’enlève ma jupe. Il dit que mon ventre est vraiment trop gros. Que ce sera une très grosse opération. Elle prendra beaucoup de temps. Il dit qu’il se demande si l’acceptation du gouvernement inclut toute la durée de l’opération. Il lit à deux reprises la lettre. Il n’y a pas de précisions. Il me dit qu’il ne pourra pas me refaire le nombril. Il me regarde comme s’il espérait que je dise que je ne veux plus de l’opération. Je ne comprends pas son non-verbal. Je sens juste qu’il attend une réponse de moi. Je lui dis que c'est bien. Comme ça, ce sera moins long pour lui.  Je lui dis que sur Internet, pourtant, on voit qu’ils refont le nombril. Il me dit que le mien est trop étiré et n’est plus à sa place. Ils le refont sur les petits ventres.  Je lui réponds que je me ferais faire un tatou alors.

    Il me dit qu’il ne peut pas m’opérer maintenant, il faudra attendre que je maigrisse. Pourtant, au rendez-vous précédent, lorsque je lui ai demandé si on pouvait m’opérer maintenant, il m’avait répondu que cela dépendait de la réponse de la régie de la santé. Il m’a dit qu’il allait en parler le lendemain avec la chirurgienne pour la sleeve et ensemble, ils verront ce qui convient le mieux pour moi.  De toute façon, il a une liste d’attente de 2 ans pour l’opération… Toute cette discussion pour rien car il est certain que je vais me faire opérer pour la sleeve le plus rapidement possible. Je lui ai dit que j’avais cependant peur de ne pas avoir de suffisamment de nutriments (je ne me rappelle plus du terme exact) dans mon corps après la sleeve pour pouvoir subir l’opération. Je sais que si on a moins de 30% de nutriments on ne peut subir d’opération et j’en ai présentement 36%. Ce qui est assez pas…  Pourtant, j’ai une bonne alimentation, très complète.  Ce manque de nutriment est peut-être en lien avec les protéines dans mes urines. Au lieu que ce soit mon corps qui les absorbe, elles fuient dans mes urines, (C’est mon interprétation personnelle, il n’y a rien de scientifique dans cela. Je devrais vérifier auprès du médecin. Je trouve dommage que mon neurologue ne m’a demandé de repasser des tests qu’en décembre prochain seulement. Cela ne semblait pas l’inquiéter…) J’ai quitté le chirurgien en vérifiant si c’est bien lui qui allait m’appeler lorsque viendra le temps de me faire opérer et il a acquiescé.  J’ai quitté son bureau en étant très déçue…

     

    Jeudi soir, en rentrant chez moi j’avais un message sur mon répondeur disant que j’avais un rendez-vous jeudi prochain, 26 septembre à 10h00 avec la chirurgienne pour la sleeve.  J’essaie de ne pas me créer trop d’attentes mais j’espère que je subirai bientôt l’opération…  


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    Après mon expérience en hypnothérapie, j’ai connu la diète aux protéines. C’est ma mère et ma sœur qui m’en ont parlé.  Elles avaient perdu plus dans 20 livres le premier mois. Alors, j’ai fait des recherches pour trouver à Trois-Rivières une telle clinique d’amaigrissement.  Il y en avait une tout près de chez moi. Je me rappelle bien de ma première visite. La clinique était dans les tons de vieux rose. Très propre et assez chaleureuse pour une clinique.  Une belle et épaisse moquette vieux rose couvrait le sol.  Je me suis dit : « Hiiii! Ça doit couter cher ici. »  La secrétaire me fait remplir une question en attendant que le médecin me rencontre.  Une infirmière prend mes mesures et me pèse. 270 livres pour 1m68.  Je rencontre enfin la docteure.  Elle n’est pas très accueillante mais elle est déterminée et elle prend son approche au sérieux.

     

    Je choisis de faire le jeun intégral. Vu mon poids, elle m’explique que je dois prendre six produits protéinés par jour. Je prends le sirop. Il est moins dispendieux et il a moins de calories. Je dois aussi manger beaucoup de légumes mais uniquement laitue, concombre, céleri et radis. Les autres légumes ont trop de calories. Elle me conseille d’en manger beaucoup, de mettre du sel car je n’en ai pas suffisamment dans mon alimentation et de mâcher deux gommes par jour afin de ne pas trop ramollir du bas du visage. Elle me prescrit plusieurs vitamines et minéraux. Je dois boire 8 verres d’eau par jour et je dois cesser de boire après 18h30 afin de ne pas faire de rétention d’eau.

     

    Chez moi, je prépare mes repas. Une assiette remplie de légumes, mon sirop protéiné dans un gobelet, un grand verre d’eau et ma poignée de vitamines.  Le sirop goûte vraiment mauvais, mais au prix qu’il a couté, je ne peux pas ne pas le prendre. Je suis à la lettre les instructions du médecin. La semaine écoulée, je retourne la voir et j’espère avoir bien maigri.  Cette fois-ci un me fait souffler dans un tube pour mesurer combien de graisse j’ai brulé dans ma semaine.  L’appareil indique 4. Donc, j’ai bien brulé mes graisses et le pèse-personne indique que j’ai perdu 7 livres.  Wow, j’étais vraiment contente du résultat.  Le médecin après m’avoir ausculté et confirmer que tout va bien me dit que je peux continuer le jeune intégral. Cette semaine, je n’achète pas le sirop. Non, merci. J’essaye les soupes et les gelées.  Je poursuis ma diète en prenant une soupe comme entrée ou une gelée pour dessert ou collation.  Je continue à maigrir. Tout va bien mais après quelques mois, j’ai une envie folle de manger. Manger, manger  n’importe quoi mais je veux manger. Il est tard le soir, je n’ai pas d’argent pour aller au dépanneur.  Je fouille partout dans l’appartement mais je n’ai plus de nourriture.  Je finis par trouver un fond de sucre dans une boite métallique. Je le fais brûler dans un petit chaudron pour me faire du caramel. C’est la première fois que je fais du caramel. Il est un peu trop brulé mais je le trouve délicieux. La crise est passée, je me sens plus calme. Le lendemain, je poursuis mon régime.  J’ai fait ce régime pendant huit mois, mais plus le temps passe et plus je fais de tricheries. Pas assez pour me faire engraisser mais pour faire ralentir ma perte de poids. Dans ces huit mois, il y eu des moments que je n’oublierais pas. En particulier celui où ma voisine de palier et copine assiste à un de mes repas. Elle me dit : Ah! Mais tu manges beaucoup. Je n’ai pas osé lui répliquer mais j’aurai aimé lui dire « Essaie donc de manger comme moi pendant une semaine et on verra si je mange beaucoup… »

     

    Le deuxième moment important dans ces huit mois fut la période des fêtes de Noël. Comme à toutes les années, je passe ces deux semaines de vacances chez mes parents. Ils reçoivent toute la famille. Ma mère fait ces tourtières, ces tartes, ces beignes. On prépare le réveillon. C’est deux semaines de festivités, de nourritures en abondance et d’alcool de toutes sortes.

     

    J’ai pris 14 livres pendant ces deux semaines. Lorsque je retourne voir le médecin, je suis nerveuse. Cela fait une semaine que je fais attention. J’espère avoir perdu une bonne partie de ce que j’ai pris.  Elle me pèse et je suis restée au même poids qu’avant Noël.  Je suis bien heureuse de ce résultat. Elle me fait souffler dans l’appareil. Il indique 14.  Elle me regarde et me dit que j’ai perdu beaucoup de graisse. Que cela est très dangereux pour mon cœur de faire de tels écarts. Que si jamais cela m’arrivait à nouveau, elle refuserait de me suivre. Vraiment, je n’ai plus répéter cette erreur. J’ai cessé mes rencontres avec elle car je n’avais pas les moyens de payer les produits.  Il faut dire que mes parents ont payé  toutes mes dépenses pendant mes trois années d’université pour obtenir mon bacc. en enseignement des arts plastiques. J’ai décidé de poursuivre mes études. Vu que j’avais obtenu un bacc. j’étais alors reconnue comme étant indépendante de mes parents ce qui me permettait d’être éligible aux prêts et bourses. J’avais à m’organiser avec ce petit revenu. L’achat des protéines étant devenu trop dispendieux,  je me suis dis que je ferais attention par moi-même et cela dura plusieurs années. J’ai perdu 90 livres pendant ces huit mois aux protéines.

     

    Cette diète m’a aidé à maigrir mais elle comportait malgré tout des inconvénients. Plusieurs mois après avoir cessé de la suivre, Je perdais encore beaucoup de cheveux et je devais m’asseoir subitement car je me sentais mal. Je m’asseyais parfois à même le sol car je ne sentais très faible. Je ne sais pas à quoi cela était dû car je n’ai pas été consulté. Cependant, cela ressemblait à des chutes de pression ou à de l’hypoglycémie.

     

    Mais cette diète m’a permis de rencontrer Bernard, mon premier amant ainsi que l’homme qui allait devenir mon cher mari…

     

     


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  • L'hypnothérapie, bon mais pas vraiment pour maigrir 

      

            L’hypnothérapie, bon mais pas vraiment pour maigrir.

     

      

      

    Pendant mes études universitaires j’ai fait quelques tentatives pour maigrir.

    J’ai, entre autres, essayé l’hypnothérapie.  J’ai lu une annonce dans le journal et je me suis dit pourquoi pas? Par un bel après-midi de mai, j’ai rencontré l’hypnotiseur.  La première fois, j’ai trouvé cela assez particulier.  Je vais donc à son appartement situé au deuxième étage. Je frappe à la porte et un homme d’environ 28 ans m’accueille. Il a les cheveux et les yeux bruns. Deux yeux d’hypnotiseur, un peu creux au regard intense. Il me fait entrer. Ce 4 et demi est plutôt sombre. Une musique de détente joue en sourdine. Il m’amène dans une chambre à coucher. Il me prévient que sa femme est partie faire des achats et qu’elle sera bientôt de retour. Ce qui ne me rassure pas vraiment mais je fais ce qu’il me dit. Il est en couple, sa femme va bientôt arriver. J’imagine qu’il doit être correct. Je rentre donc dans la pièce, un lit double et on bureau brun la meuble. Il sort un dessin, une spirale rouge comme dans les comics à la télé… Je dois me concentrer et regarder la spirale.  Il me dit : « tes paupières deviennent lourdes, très lourdes,… »  Je me sens un peu niaiseuse. Ça ne fonctionne pas beaucoup vraiment, mes paupières ne deviennent pas de plus en plus lourdes mais je me sens malgré tout un peu plus détendue. Il m’invite à m’allonger sur le lit. Il me fait faire de la relaxation. Il me dit : «  Tu es au dixième étage dans un ascenseur et tu descends au neuvième étage, à chaque étage ton corps deviens de plus en plus lourd, tellement lourd que tu te sens enfoncer dans le matelas. Cela jusqu’au premier étage. Cette rencontre d’une heure m’a permis de relaxer. Il m’explique qu’aux prochaines rencontres,  il pourra m’hypnotiser.  Il m’explique que je devrais manger uniquement de la nourriture naturelle, sans aucun ajout chimique et que je devrais manger le plus possible de la nourriture végétarienne ou lacto-ovo-végétarienne. Il m’explique que la viande n’est pas bien digérée par notre organisme et qu’elle pourrit en nous. Alors que l’alimentation végétarienne et naturelle s’élimine entièrement. Je vais donc maigrir sans avoir à souffrir de la faim.

     En sortant de là, je me rends dans un magasin de produits naturels. Hummm! Que de belles et bonnes choses s’offrent à moi. Je pars avec un contenant de beurre d’arachides fait sur place et un autre rempli d’un délicieux beurre d’érable. Rendue chez moi, j’ai hâte au repas pour me faire un bon désert. Je prends une pomme que je coupe en quartier, une orange que je défais en morceaux et je nappe le tout de beurre d’érable. Oh! Quel bonheur. Ce goût de beurre d’érable qui fond dans la bouche, qui coule sur la langue, Ah! Quel délice et le jus des fruits qui éclatent sous la dent. Oui, c’est le bonheur…  Je trouve agréable de manger plus « naturel »…  

     J’ai fait cinq ou six rencontres comme la première. Mais il ne parvient toujours pas à m’hypnotiser. À la dernière rencontre, après être parvenue à une grande relaxation, il tente de me faire régresser dans mon passé pour trouver le traumatisme que j’ai vécu.  Il me demande de lui décrire ce que je vois.  J’ai une facilité à cette période à avoir des rêves hypnagogiques. Je lui dis que je suis dans une chambre à coucher, qu’aux travers des barreaux de ma couchette, mon frère et ma sœur (un an et demi et deux ans et demi plus âgés que moi) sont dans ma chambre et ma sœur s’approche de moi. C’est alors que j’ai un léger sursaut ainsi qu’un changement de ma respiration. Cela ressemble à un petit ronflement. Je quitte mon état de relaxation profonde. Je lui explique qu’on m’a souvent raconté que ma sœur Élisabeth essayant  de me voler mes biberons et qu’il fallait la surveiller. Elle était très gourmande.  Peut-être que c’est cela qui a fait que j’avais maintenant un problème alimentaire mais tant qu’il ne parviendra pas à m’hypnotiser on ne pourra pas le savoir vraiment. Il m’explique que chaque fois que j’ai ce petit ronflement, j’empêche l’hypnose. Selon lui, je n’ose pas me laisser par peur de découvrir des drames enfouis dans mon subconscient et il pourra m’aider seulement lorsque je parviendrais à surmonter cette peur. Ce fut ma dernière rencontre.

     L’hypnose n’a pas été très utile dans mon cas car, en 6 semaines environ, j’ai perdu seulement 3 livres mais je me suis régalée de beurre d’érable…

     Expérience plutôt agréable mais onéreuse à la livre perdue.

     


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  • Je ne sais pourquoi, mais je n’avais pas le goût d’écrire sur mon blogue car le seul sujet qui me vient en tête est la vie amoureuse d’une personne obèse. Je ne sais pas où ce texte va me mener. Mais ce soir, j’ai décidé d’écrire. N’est-ce pas le but d’un blogue?

     J’ai toujours été ronde. À l’adolescence, c’était aussi le cas. J’aurai aimé comme les autres filles avoir un petit amoureux mais aucun garçon ne s’intéressait à moi. Vu ma grande timidité, cela ne me rendait pas malheureuse. Au contraire, cela m’a permis de me créer de belles histoires d’amour avec des vedettes de cinéma et des chanteurs populaires. Je peux maintenant avouer sans rougir mais avec un petit malaise que René Simard, chanteur populaire ayant le même âge que moi, était souvent dans mes rêves.

     Arrivée au CÉGEP, j’ai commencé à trouver cela dommage. À 17-18 ans, j’aurais vraiment aimé avoir un bel amoureux. Je me souviens d’un certain Jean-Pierre. Un beau grand garçon aux cheveux bruns et à la voix chaude… Hum! J’aurais aimé qu’il me serre dans ses bras, Et non, Ce n’était pas pour moi.

     L’université, même scénario… On ne s’intéresse pas à moi. Je demeure loin de ma famille. Ma timidité excessive m’empêche de profiter de cette belle période et je me réconforte dans la nourriture. Seul plaisir dans ma vie tranquille…  J’étudie en enseignement des arts plastiques. Je  vais généralement à tous mes cours sauf lorsque je lis un bon roman et que j’ai hâte d’en connaître la fin. Il faut dire que je déteste les cours en soirée. il ne faut donc pas grand-chose pour me démotiver.

     En troisième année, petit changement à l’horizon…

     Dans le cours d’organisation scolaire au Québec, cours généralement ennuyant, se trouve un étudiant étranger, un jeune noir, de ma grandeur environ 1m68, assez beau garçon. Il me jette quelques coups d’œil à l’occasion.  Un autre qui n’a jamais vu ça, une grosse.  Comme à mon habitude, je n’en tiens pas compte. Face aux gens qui se moque des gros, j’ai remarqué que plus on les ignore moins on se fait écoeurer. Mais il ne semble pas vouloir se moquer…

     Un autre jour, dans l’autobus, un étudiant étranger me demande un stylo… et un papier. Avec ma grande gentillesse, je lui tends un crayon. Il se présente, Bernard, il est du Niger. Il me demande mon nom et mon numéro de téléphone.  Je le lui donne sans réfléchir.  Je ne sais pas quoi faire. 22 ans, pas d’expérience. Une belle nouille, quoi!  Heureusement, il quitte l’autobus… je peux enfin respirer normalement ou presque. J’essaie de ne plus y penser, me disant qu’il voulait passer le temps… et qu’il n’avait pas de sujet de discussion. La semaine d’après, au cours d’Organisation scolaire au Qc, je suis assise au centre de la salle. C’est un amphithéâtre, le jeune noir est debout à la première rangée et il me dévisage, mais pas à peu près. Ah! Non, c’est le gars de l’autobus… Je ne l’avais pas reconnu.  Ah mon Dieu, il s’approche vers moi. On parle un peu. Il m’invite à aller dans un petit bistro le samedi soir prochain. J’accepte mais j’ai le cœur qui bat la chamade.

     Le samedi arrive.  C’est le mois de novembre. Je me prépare, je me fais plein de scénario. Va-t-il? J’espère que oui. Enfin!

     Je me rends au  petit café. J’ai les dents qui claquent dans la bouche. Je ne sais même pas s’il fait froid ou non. Je suis trop nerveuse. Nous prenons un gâteau aux carottes avec un café. Nous discutons des vacances de Noël, des sports qu’on pratique et naturellement de lui. Il a 25 ans, il a terminé son bacc. en génie électrique et il fait un certificat en enseignement pour pouvoir offrir dans son pays une formation en génie électrique. Il est à sa dernière session et ensuite, il retourne dans son pays.  On quitte le resto et il me reconduit chez moi. Enfin, il va assurément m’embrasser. Mais non, il me souhaite une bonne soirée et il part. Il est 20h30 environ. Je suis déçue mais on ne peut pas plaire du premier coup. Bon, il reste la télé. Il y a toujours un film le samedi soir…

     Deux semaines plus tard, il me réinvite mais il vient me chercher chez moi.  Je le fais entrer. Je lui offre un café, on s’assoit sur le divan. C’est un divan-lit de ceux qu’on abaisse le dossier pour faire un lit trois-quarts. Il m’embrasse tendrement, Oh lala!… que c’est bon. Enfin un vrai baiser et tout un à part ça. Oh! Combien ses lèvres sont douces. Ses baisers sont d’une sensualité à couper le souffle. On n’arrête pas de s’embrasser. C’est tellement bon. Il est celui qui jusqu’à maintenant, embrasse le mieux de tous les hommes que j’ai connu. Comme vous devez vous en douter, je n’en ai pas connu des milliers.

     Oups! Ses mains commencent à être baladeuses… Qu’est-ce que je fais? Je les repousse tout doucement mais je ne sais pourquoi, elles se trouvent toujours là où il ne faut pas. Et il continue à m’embrasser délicieusement. Tout à coup, je sens qu’avec une seule main, il dégrafe avec agilité mon soutien-gorge. Panique dans ma tête. Qu’est ce que je fais. Si je dis oui, c’est trop tôt. Je ne le connais pas. Si je dis non et qu’il réagit mal. Après tout, je viens de lire qu’au Canada, il y a une femme qui se fait violer à toutes les trois minutes en moyenne. Ah! Je ne sais pas quoi faire. Le plus simple c’est de le laisser faire mais ce n‘est pas correcte. Je ne le connais vraiment pas. En plus, je sais que cela n’ira pas plus loin avec lui. Ce serait mieux que j’attende d’être vraiment amoureuse. De toute manière, tous les garçons de mon âge ont déjà fait l’amour. Pourquoi garder ma virginité, eux ils ne seront pas puceaux. Les hommes ne méritent pas qu’on soit vierge. Vive l’égalité des sexes. Mais je ne me sens pas correcte pour autant. Tout se mêle dans ma tête alors qu’arrive l’ultime argument. Je ne veux pas mourir vierge. Je dois être la seule fille de 22 ans qui est encore vierge. Rien ne me dit qu’un autre garçon sera intéressé par moi. Je finis par relaxer et je me laisse aller et… hummm! je le laisse faire. Heureusement, il est doux et attentionné. À ma grande surprise, j’ai perdu ma virginité sans ressentir de douleur particulière. Juste une grande respiration et le tout c’est parfaitement déroulée. Je suis contente d’avoir fait l’amour avec lui. On voit qu’il a de l’expérience. Il est gentil et d’agréable compagnie et surtout, il embrasse si bien.

     On se revoit deux semaines plus tard. Je l’invite à venir chez moi mais il me dit qu’un de ses amis lui a prêté son appartement. Je n’aime pas ça, je me sens mal à l’aise. Je crois qu’il n’a vraiment pas aimé le divan-lit. C’est un bel appartement avec un vrai lit. On fait l’amour, mais je ne suis pas vraiment bien. Malheur, en quittant le lit pour s’assoir au salon, je constate que le lit est inondé de sang. Je ne croyais pas perdre deux fois ma virginité. Il a été trop tendre la première fois. Je suis mal à l’aise. Je veux nettoyer les draps mais je ne sais pas où est le savon. Bernard me dit de laisser faire. Que ce n’est pas grave. On écoute la télévision. C’est Janette veut savoir. Je critique les propos de Janette Bertrand, il me dit qu’il la trouve correcte. Il me tombe sur les nerfs... J’ai hâte de partir. Après l’émission, je lui dis que je veux retourner chez moi. On se dit au revoir.

     Plus de nouvelles de Bernard. La session d’hiver est commencée depuis quelques semaines, je me dis qu’il doit déjà être parti dans son pays lorsque je reçois un appel de lui. Eh non! Il n’était pas parti mais il partira sous peu et il veut me dire Adieu. J’accepte de le recevoir et naturellement, nous faisons l’amour. Il m’explique un peu les relations homme-femme dans son pays en l’illustrant ainsi.

     Lorsque deux personnes tiennent une assiette de porcelaine et que chacun tire de son coté, l’assiette va finir par casser. Lorsqu’un tire, l’autre suit, ainsi l’assiette ne casse jamais.

     Je n’ai pu m’empêcher de lui demander ce qui arrivait lorsque c’était toujours la même personne qui tire de son bord… l’autre personne n’a pas le choix de toujours suivre.

     Ce fut notre dernière conversation. Il me fit parvenir comme promis une carte postale du Niger dans laquelle on voyait un chameau se promener dans les dunes du Sahara.  

     

    chameau

     


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