• Rencontre avec la psychologue

     

    Depuis début juin j’ai de la difficulté à contrôler mon alimentation. J’avais un congrès de 4 jours à Québec. Lors de ce séjour, les repas étaient beaucoup plus copieux… Je n’ai pu résister à l’abondance de tous ces mets et j’ai aussi bu du vin et autres spiritueux. Ces quatre jours m’ont fait perdre mes repères et je n’ai plus été capable chez moi de contrôler mes compulsions alimentaires qui ont suivies. En début juillet, j’ai vu la chirurgienne et j’avais pris trois livres depuis le dernier rendez-vous.

     

    Elle m’a alors référée à une psychologue.  J’ai rencontré cette dernière trois semaines plus tard. Son bureau est situé au 7è étage de l’hôpital. Cette partie de l’hôpital n’a pas été rénové depuis longtemps…  On se croirait dans les années soixante alors qu’il était un asile psychiatrique.  Je lui ai expliqué un peu ma situation actuelle, mes amours, ma famille... je lui ai parlé de mon enfance, de mes parents... De mes deux ex (mari et père d'Olivier) de mon fils de 18 ans qui a un trouble envahissant du développement non spécifique ainsi qu’un trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité et des difficultés d’accès lexical)... De ma crainte de rencontrer des hommes qui existe à la suite de mes expériences amoureuses qui m’ont particulièrement marquées ...

     

    Il en est ressorti que cette crainte a pris naissance dans mon enfance suite à des traumatismes psychiques que j’ai vécus à 5 ans. Ma famille avait déménagée à Clova, un petit village dans le nord de la Maurice, à 500 kilomètre de Montréal. J’adorais ce village, me promener dans les environs me faisait rêver... Il y avait de grosses roches plates qui brillaient au soleil. Je croyais que des diamants y étaient incrustés. Le lac d’un bleu si pur, le sable blanc me faisait rêver. J’avais l’impression d’être sur une plage des caraïbes. De plus, on y entendait le tamtam des indiens qui vivaient tout près. Mon imagination ne se lassait jamais. Je me faisais du cinéma dans ma tête. C’était une période heureuse pour moi

     

    Avec mon frère et ma sœur, âgées respectivement de 6 et 7 ans, on se promenait souvent sur la voie ferrée.  Il y avait le cuisinier du train qui épluchait ses patates dans un wagon stationnaire. Il était très gentil. On allait le voir régulièrement. Un jour, alors qu’on lui parlait comme d’habitude, les hommes du chemin de fer sont arrivés et ont montés dans le wagon et le cuisinier, si gentil habituellement, m’a tellement déçu et j’ai vécu la première peur de ma vie. Il n’avait pas pris notre défense lorsqu’un des hommes a dit qu’il allait nous couper avec les couteaux de cuisine. Mon frère et ma sœur ont sauté à toute vitesse en bas du wagon.  Je me vois encore sur le bord du wagon, il était si haut pour moi. Je ne pouvais pas en débarquer toute seule, et mon frère et ma sœur étaient déjà rendus si loin. Si je restais, on allait me tuer et si je sautais, j’allais me tuer. J’ai pris mon courage à deux mains et j’ai sauté et couru rejoindre mes frères et soeur qui  m’avait abandonnée alors que  j’avais besoin d’eux.  Pour eux, sauter en bas du wagon, c’était bien simple alors que pour moi, qui avait toujours été surprotégée, c’était impensable…

     

    L’été continua, on le passait dehors à se promener. Un jour, où on était tous les trois à se promener, un itinérant ou un ivrogne, je ne saurais dire,  avait fait éloigner mon frère et ma sœur en leur demandant d’aller acheter des bonbons. Moi, j’étais restée seule avec lui et il en a profité pour glisser sa main dans ma culotte et me caresser. Je voulais qu’il cesse mais je ne savais pas comment le lui dire. J’avais peur qu’il finisse par me tuer si je bougeais. Et mon frère et ma sœur qui ne revenaient pas… Le temps m’a semblé interminable. Ces derniers prenaient leur temps car ils avaient trouvé l’homme déplaisant. Les enfants peuvent être tellement insouciants à cet âge-là.

     

    J’ai parlé de ma mésaventure à ma grande sœur car je ne savais pas comment le dire à ma mère. Elle m’a dit que je n’avais plus rien à craindre car l’homme était scertainement parti. Mais ma grande sœur n’en a pas parlé à ma mère car elle n’avait que 13 ans et elle n‘avait pas vu l’importance de le dire ou elle était elle-même gênée d’en parler à ma mère… on ne parlait pas de choses sexuelles dans ces années-là. En 1966, c’était tabou…

     

    Après avoir parlé 1h30 avec la psychologue, il en est ressorti que j’utilise ma graisse pour me protéger depuis que je suis une jeune enfant. J’ai d’ailleurs toujours été rondelette.

     

    Il semblerait qu’un tiers des femmes avec un trouble alimentaire ont subi des agressions sexuelles. Les miennes ne sont pas dramatique comparées à d'autres mais elles l’ont été suffisamment pour me donner la peur des hommes. Mon besoin de plaire et d’être gentille a été, aussi, une façon que j’ai développée pour me protéger.  Je dois donc apprendre à m'affirmer face à mon entourage pour parvenir à le faire avec les hommes. Je dois devenir moins tolérante si je veux réussir à rencontrer et à vivre auprès d’un homme bien.

     

    Il semblerait que dans mon cerveau, il s'est tracé, au fil des ans,  un chemin qui fait que dès que je ne me sens pas bien, je recherche du réconfort dans la nourriture. Je dois défaire ce réflexe et bâtir un autre canal qui me permettra de trouver une autre moyen pour me réconforter.

     

    Pour ce faire,  je dois me trouver une priorité dans la vie. Ma priorité est de vivre une vie plus remplie, plus satisfaisante et je crois qu'un amoureux pourra me permettre de vie une vie plus agréable. Donc, lorsque je veux manger par compulsions, je dois me demander si manger m'aidera à atteindre mon but ou non... et quels moyens je peux prendre pour venir combler mon manque actuel. Cela semble efficace car depuis que je me questionne lorsque j'ai le goût de manger sans avoir faim, je trouve une alternative soit une tisane et un bonbon dur...

     

    Après ma rencontre avec la psychologue, j’ai senti une accalmie et un bien-être qui dura un mois. Par la suite, le goût de grignoter a repris. Lentement, mais je sentais qu’il m’était pénible de résister à la tentation. Cela est apparu après l’appel d’un homme qui avait perdu mon numéro de téléphone et ne m’avait pas téléphoné pendant 5 semaines. Mais ce n’était pas par manque d’intérêt face à moi… «Oui, je te crois… tu n’as pas trouvé mieux et tu reviens ».

     

    Lors du troisième rendez-vous avec la psychologue, je lui ai expliqué ma situation et je lui dis que je commençais à trouver cela difficile. Je lui ai brossé un tableau de ma perte de poids. D’environ 500 livres, je suis passé à 340 et j’ai repris 30 livres dans la dernière année. J’ai eu comme un blocage lorsque je suis arrivée à 340 livres car c’est le poids que j’avais lorsque j’ai rencontré le père de mon fils. J’ai repris en un an 30 livres. Lorsque j'ai eu la sleeve en fin janvier, je pesais 370 livres. Après quelques mois,  j'ai de la difficulté à perdre. J'ai rapidement mangé des portions normales. J'ai perdu avec la diète pré-op 65 livres seulement. Ma crainte est de devoir me faire opérer pour le by-pass. J'ai peur de devoir la subir si je ne parviens pas à maigrir plus... je suis découragée, j'ai l'impression que je ne parviendrai pas à perdre mon surplus de poids... J’a l’impression que mon cerveau ne veut pas que je pèse moins de 300 livres.

     

    J’ai été déçue de ma rencontre avec la psychologue. J’ai l’impression que cela ne m'aide plus...  j'ai l'impression que tout reste en surface. Elle m'a conseillé de me trouver un élément qui pourrait me motiver à ne pas grignoter et qui soit à court terme. C’est difficile à trouver. Lorsque j'ai su que je faisais du diabète, j'étais très motivé à faire attention à mon alimentation mais lorsque mon taux de sucre est devenu normal, ma motivation a diminuée... Du point de vue santé tout va bien. Du point de vu physique, mon gros ventre me dérange mais en même temps j'ai peur qu'en maigrissant, mon tablier devienne de plus en plus gros et bas. Mon ventre m'arrive à mi-cuisse. Je n’ai pas hâte de maigrir plus car il risque d'arriver au genou... surtout qu’à la télé, j’ai vu un homme qui avait beaucoup maigris et son ventre arrivait presqu’aux chevilles. Gros dilemme, je dois maigrir pour me faire opérer le ventre et en même temps, j'ai peur de maigrir car il va devenir de plus en plus encombrant...

     

    Le seul élément que j’ai trouvé pour m’aider à persévérer  est d’avoir l’objectif  de me rendre à 275 livres pour Noël. Cela est faisable. Mes compulsions ont diminué mais je me sens fragile, ma perte de poids n’a change pas. Je me maintiens à 305-306 livres.

     

    Je fais peut-être un plateau. J’essaie de ne pas donner trop d’importance à la perte de poids. Je focuse plus sur les bonnes habitudes alimentaires.  J’essaie aussi de mieux dormir mais c’est plus difficile, je me réveille la nuit parce que j’ai froid… ma périménaupose me donne des froideurs ou lieu de me donner des chaleurs.

     

    Je persévère. J’essaie de ne pas me décourager. La psychologue m’a dit que le découragement peut nous emmener à une démotivation et elle a peur que je finisse par tout abandonner. Je ne crois pas que cela m’arrivera mais je suis à l'affut.

     

     

    « Le temps file et je me défilemoments difficiles à passer »

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 21 Septembre 2014 à 17:11

    Salut doucejas, contente de lire ton nouvel article :) 

    Je crois que tu l'a copié deux fois sans faire exprès ? c'est bien que tu ai vue cette psy car elle a identifié le pourquoi de tes pb alimentaires. c'est le début pour en guérir de comprendre l'origine c'est très important de savoir.

    Affronter sa peur est difficile car on préfère éviter ce qui nous effraie plutôt que d'affronter c'est un comportement logique. j'ai quelques points en communs avec toi et moi aussi parfois je grignote par rapport a ces pb quand mon esprit n'est pas occupé. ou peut être est-ce une peur comme toi de "devenir plus jolie"

    Parfois on reste des années sans comprendre que cela remonte a très loin et donc sans pouvoir réfléchir a une solution. j'ai parlé avec une dame qui elle aussi fait un blocage elle ne comprend pas pourquoi elle ne perd pas malgré son alimentation équilibrée en fait quand elle m'a écrit en privé j'ai compris que c'était a cause du stress qu'elle a dans sa vie.

    Trop de stress = blocage du cerveau=blocage du corps

    Je lui ai conseillé de faire quelque chose qui diminuerai son stress et je t'encourage aussi dans la même démarche il faut que tu apprivoise ton blocage psychologique pour que tu te sentes mieux face a toi même ( c'est facile a dire de l'autre coté de son clavier lol) pour la méthode je ne sais pas peut être parler a une psy (une autre?) ou trouver une activité qui t'épanouisse .

    On est tous dépendants du cerveau car il est notre moteur de vie c'est aussi notre balise d'alerte qui nous dis youhouu il se passe quoi la ?

    Je te souhaite de trouver un regain de motivation, on voit que dans ton article tu reste quand meme volontaire donc c'est bien ne laches rien :)

    2
    Dimanche 21 Septembre 2014 à 20:44

    Merci Kilowars pour ton soutien,

    Il n'est pas évident de trouver de solution mais en y accordant moins d'importance, on lui enlève du pouvoir je crois. En effet, avoir une vie plus épanouie peut aider. J'y travaille aussi...

    Je fais plus d'activités sociales... Cela faisait longtemps que je ne l'avais pas fait. Ces dernières années ont été consacrée à mon fils mais maintenant qu'il a moins besoin de moi, je dois revoir ma façon de vivre et d'apprivoiser ma nouvelle situation.

     

    J'ai corrigé mon texte... yes

    3
    Mercredi 1er Octobre 2014 à 20:08

    C'est que quatre jours … c'est vraiment beaucoup !!!!! En tout cas, largement suffisant pour déstabiliser son alimentation !

    Qu'est ce que c'est exactement qu'un " trouble envahissant du comportement non spécifique " ? (à propos de ton fils)

    Je ne pense pas que tu te décourageras et, je peux me tromper bien entendu, mais je pense que ce blog peut t'aider aussi. C'est extrêmement courageux de ta part de faire part ici même, de façon simple, honnête, directe, de ce que tu ressens, comment tu vis les choses, comment tu les vois, comment tu les anticipes. Je suis certaine que cela aide nombre de visiteurs, concernés ou pas, commentateurs ou pas. Non, ne lâche pas, Doucejas et, si parfois le courage semble t'abandonner, sache qu'il y a quelques personnes qui te soutiennent, en silence ou pas, connues ou inconnues et qui souhaitent que tu ailles mieux.

    4
    Mercredi 1er Octobre 2014 à 23:20

    @Bicar

    Merci de tes encouragements.

    Un trouble envahissant du développement fait partie de spectre de l'autisme. Non spécifique, c'est parce qu'il ne rencontre pas tous les symptômes du trouble. Mon fils, ressemble à un Asperger s'il n'avait pas eu un retard de langage... En résumé. il a de la difficulté à interagir et à communiquer avec les autres dans le sens qu'il ne réalise pas vraiment ce qui se passe.  Il ne saisi pas la réalité comme les jeunes de son âge. Il est un enfant très intelligent. Lors de son évaluation à 12 ans, il avait 16 ans  d'âge mental en intelligence mais du point de vue émotionnel, il n'avait que 8 ans.

    À l'âge de 3 ans et demi, je lui ai fait voir une orthophoniste car il ne faisait pas encore de phrases. Cela l'a aidé. L'orthophoniste ne comprenait pas ce qui l'empêchait de mieux parler mais lorsque je lui ai dit que mon fils avait un TED non spécifique... elle a douté du diagnostic car il est différent des autres Asperger. La psychologue de l'école un déficit de l'attention avec hyperactivité et celui-là , il l'a encore... Le pire, c'est lorsqu'à l'âge de 7 ans, le pédopsychiatre a diagnostiqué un trouble de l'attachement... Ce fut difficile à prendre car je tentais de voir en quoi j'avais failli dans ma tâche de mère... 

    La psychiatrie est un monde bien particulier et encore plus au niveau des enfants. 

    Certaines personnes m'ont dit qu'il avait été difficile à diagnostiquer car il avait été très stimuler enfant et que déjà, certains comportements avaient été travaillés. Cela m'a fait du bien...  

    c'est un jeune homme vraiment adorable mais qui a encore des comportements enfantins...  Je ne m'en plains pas toujours car je peux encore le coller contre moi pour le consoler. 

    5
    Jeudi 2 Octobre 2014 à 07:16

    Merci pour ta réponse. Il me semble avoir entendu parler d'Asperger, je vais regarder plus précisément. Oui, la psychiatrie a quelque chose de magique. Tu es dans ce domaine dans un pays formidable car les connaissances y sont pointues. C'en est parfois effrayant, quand on compare avec d'autres pays beacoup moins avancés dans le domaine. Particulièrement, comme tu le dis, dans le domaine de l'enfance.

    Bonne journée.

    6
    Samedi 4 Octobre 2014 à 11:27

    Je profite de ta question pour te donner le bonjour et te répondre qu'il s'agit de mon fils qui veut monter une salle d'activités physique adaptées pour les personnes en surpoids afin de tenter de leur donner ou redonner le goùt du sport.

    Bises et A+

    Yves

    7
    Ymi
    Dimanche 2 Novembre 2014 à 07:40

    Bonjour Jasmine,


    Je viens t'apporter mon soutien et partager un peu de force morale afin que tu ne perdes pas pied.


    Rester motivée n'est pas toujours facile mais ce serait dommage de t'arrêter sur la route de ta nouvelle vie de mieux être.


    Pensées amicales.


    Ymi.

    8
    Dimanche 2 Novembre 2014 à 12:27

    @Merci Ymi,

    Je persévère malgré les embûches...  Ce n'est ps facile tous les jours mais je profite des journées où tout va bien...

    9
    sAb
    Lundi 3 Novembre 2014 à 19:30

    Non non ne te décourage pas surtout , tu avances doucement mais  tu avances . Il est vrai que les bonnes habitudes se perdent vite dans l'alimentation (je suis gourmande et je le paye hélas ) mais je suis admirative devant ta motivation et je te suis pas à pas dans ton histoire de vie même si ce n'est que virtuellement , alors je ne peux que te dire de continuer sur cette bonne voie empruntée Jasmine et Bravo pour ta bataille contre ces fichues livres !!!! gros bisous du sud de la France 

    10
    Jeudi 6 Novembre 2014 à 02:01

    Merci Sab, tes encouragements me font du bien.

    Cette semaine cela va mieux... je profite de cette accalmie. 

    11
    Jeudi 6 Novembre 2014 à 07:12

    On pense à toi, tu sais ...

    12
    Vendredi 7 Novembre 2014 à 03:33

    Merci Bicar. Je n'en doute pas

    13
    Lundi 1er Décembre 2014 à 14:24

    Je viens de "tomber" sur ton blog, et je voudrais pouvoir t'aider. je n'ai jamais atteint ton poids, mais j'ai assisté durant pas mal de mois aux réunions weight watchers. Succès, poids d'équilibre retrouvé, bonnes habitudes alimentaires, puis, au fil des années et des tracas...j'ai remangé beaucoup trop (surtout de ce qui aurait dû être limité).

    Depuis deux ans et demi, pour d'autres raisons, j'ai entrepris la diète sans gluten et sans produits laitiers. Mon organisme se porte beaucoup mieux (genoux, sinus, estomac) Cela m'a fait perdre 8 kilos, sans aucune privation, et surtout cela m'empêche de craquer sur tout ce qui se mange : si je veux des "gâteries", je dois me les cuisiner, ce qui freine mes élans.

    Un français, Jean Seignalet, a beaucoup travaillé sur l'alimentation, car étant médecin, il a pensé que beaucoup de nos maux venaient de là. Tu peux te promener sur le blog de Jacqueline Lagacé  une québécoise qui travaille elle aussi là-dessus, et qui partage ses découvertes.

    J'ai vu que tu voulais te faire opérer : autant je pense que tu devras le faire pour le ventre, autant je pense que pour l'estomac tu devrais éviter. Après ces opérations, la vie est impossible tant on est différent des autres.

    J'en reviens au régime hypotoxique de Seignalet : la médecine traditionnelle refuse en général d'entendre parler de ça. Evidemment, si les gens se soignent seuls, c'est la mort des labos !

    Plus de 2 mois que tu n'as pas écrit : que deviens-tu ?

    J'ai déjà une copine Jasmine au Québec, mais elle est jardinière. Quand j'ai vu ton prénom, j'ai tilté.

    Je te souhaite beaucoup de courage et beaucoup de petites victoires.

    Amitiés des montagnes de France

     

    14
    Mardi 2 Décembre 2014 à 03:31

    @la fourmi

    Merci pour ton soutien et ton intérêt. Cela me touche. Petite rectification, J'ai eu la gastroplastie verticale (sleeve) depuis janvier L'opération c'est bien passé mais depuis j'ai des brûlements d'estomac. De plus, j'ai malgré tout un bon appétit. Ce qui surprend l'équipe de la chirurgie bariatrique. 

    Dans ma situation, la nourriture est une addiction au même niveau que la drogue ou l'alcool. Cela demande un travail de tous les jours. Je fais un peu le yo-yo avec mon poids mais je ne baisse pas les bras. Je vois une nutritionniste régulièrement. Mais depuis que e début de l'automne, j'ai diminué l'activité physique. Je n'en fait que trois jours semaines alors que je devrais en faire tous les jours. Je dois m'y remettre et apprendre à en faire malgré les changements de température. La pluie, la neige, le vent... toutes des bonnes excuses pour ne pas aller marcher. 

    Mais je sens que je commence à prendre le dessus. Les compulsions alimentaires ont diminuées... Heureusement. 

    Amicalement

    15
    Mardi 2 Décembre 2014 à 09:33

    Bonjour Jasmine,

    je comprends bien que c'est une addiction. Je connais ces allers et retours continuels vers le placard à "mauvaises choses". je dis toujours que dans le cas de la drogue, du tabac ou de l'alcool, on doit arrêter complètement, tandis que manger c'est impossible. Et la limite est tellement facile à franchir, à franchir trop souvent, de plus en plus souvent. Je suis contente pour toi que la gastroplastie ne provoque pas les soucis dont j'ai entendu parler. Tu te sens sur la bonne voie, c'est super bien. Pour l'exercice, je me suis acheté un vélo d'appartement, eh bien même ça je le néglige. Je ne peux que comprendre ce que tu vis. Ton ventre, il ne peut pas s'opérer en plusieurs fois ? Tu te sentirais déjà mieux, non ?

    Je viens de relire ton article et les commentaires. je t'assure que le régime alimentaire dont je t'ai parlé n'est pas du charlatanisme. Il a été trouvé et testé dans des hôpitaux par des médecins. Il y a des explications scientifiques bien compliquées pour moi. Il fonctionne pour des problèmes mentaux comme l'autisme, le manque de concentration et beaucoup d'autres (pour ton fils aussi). Les aliments néfastes passent la barrière de l'intestin grêle et se fixent sur les organes internes provoquant des tas de maladies. Je t'avais mis le lien de Jacqueline Lagacé mais je ne sais pas si tu l'as vu, car sa couleur ne se détache pas.

    Continue ta lutte avec beaucoup de détermination. Chaque livre perdue est une victoire.

    Amitiés

     

    16
    Mardi 2 Décembre 2014 à 18:56

    Bonjour La fourmi,

    J'ai entendu de bons commentaires pour le régime sans gluten. Je connais des personnes qui ont vaincu de grave problème physique grâce à cela... mais pour l'amaigrissement... les résultats semblent moins probant. Pour mon fils je les essayé pendant 2 ans. Deux ans sans gluten mais mon manque de connaissances ont fait que j'ai mal respecté le régime. Je lui donnais du pain de kamut... Naturellement, cela n'a pas porté fruit.

     

    L'opération pour le ventre est payé par la RAMQ, dont par l'État. Le chirurgien qui va me la faire a une longue liste d'attente, soit 2 ans. Par la suite, si j'en veux une autre, je devrais me la payer sauf si mon ventre me cause des problèmes de santé. à ce moment-là, le gouvernement pourra peut-être accepté de me faire la chirurgie... 

    À mon âge, l'esthétisme est moins important... mais je verrais à ce moment-là.

    Parfois je me demande si je ne devrais pas me faire opérer à nouveau soit pour le bypass mais là, j'ai trop peur des conséquences. C'est une grosse opération...

     

    Je vais persévérer encore. Je ne suis pas rendue à cette opération. J'aime mieux continuer à faire des efforts. 

    Bonne journée!

     

    17
    Mardi 16 Décembre 2014 à 18:57

    En pensées avec Toi, ma douce Jasmine.

    J'aime lire que tu vas persévérer encore, ne lâche pas, ou tout du moins essaye, pas après tous les efforts que tu as déjà fait...

    18
    Mercredi 17 Décembre 2014 à 00:49

    @Ymi, merci pour ton soutien. tu n'as pas à t’inquiéter car depuis un certain temps, je suis plus sage... Je n'ai plus de compulsions alimentaires. C'est peut-être parce que je fais partie d'un groupe facebook sur l'hyperphagie Québec.  mais je crois que c'est surtout parce que mon corps était en réaction aux privations alimentaires causées par la diète très sévère avant l'opération et les premiers mois lorsqu'on reprends graduellement l'alimentation normale.

    Je suis semble-t-il une exception. Rare sont les personnes opérées qui ont un aussi bon appétit que le mien. Mais je me suis dt que j'avais réussi à perdre beaucoup avant l'opération, je suis capable de perdre autant avec. J'ai malgré tout l'estomac plus petit qu'avant... 

    Je suis contente de voir que je me contrôle bien depuis quelques ... yes

    19
    Lundi 29 Décembre 2014 à 22:15

    Je viens te souhaiter de bonnes fêtes de fin d'année en espérant que 2014 a été pleine de joie et de bonheur.

    Merci d'être toujours là pour lire mes petites bétises...

    Bises

    Yvesd

    20
    Mardi 30 Décembre 2014 à 16:29

    Tes nouvelles sont rassurantes, Jasmine et je suis super contente pour toi. Faire partie d'un groupe ne peut t'apporter que de l'aide.

    Le fait d'être plusieurs sur cette route glissante, semée d'embuches, peut rendre ton chemin moins difficile.

    Je te souhaite de finir sereinement cette année et le meilleur pour celle à venir.

    Chaleureusement, je t'embrasse.

    21
    Dimanche 4 Janvier 2015 à 17:52

    je te souhaite une bonne année en retard ! je suis contente de lire que tout va bien pour toi

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