• premier amoureux-corrigé

       

     

    Je ne sais pourquoi, mais je n’avais pas le goût d’écrire sur mon blogue car le seul sujet qui me vient en tête est la vie amoureuse d’une personne obèse. Je ne sais pas où ce texte va me mener. Mais ce soir, j’ai décidé d’écrire. N’est-ce pas le but d’un blogue?

     J’ai toujours été ronde. À l’adolescence, c’était aussi le cas. J’aurai aimé comme les autres filles avoir un petit amoureux mais aucun garçon ne s’intéressait à moi. Vu ma grande timidité, cela ne me rendait pas malheureuse. Au contraire, cela m’a permis de me créer de belles histoires d’amour avec des vedettes de cinéma et des chanteurs populaires. Je peux maintenant avouer sans rougir mais avec un petit malaise que René Simard, chanteur populaire ayant le même âge que moi, était souvent dans mes rêves.

    Arrivée au CÉGEP, j’ai commencé à trouver cela dommage. À 17-18 ans, j’aurais vraiment aimé avoir un bel amoureux. Je me souviens d’un certain Jean-Pierre. Un beau grand garçon aux cheveux bruns et à la voix chaude… Hum! J’aurais aimé qu’il me serre dans ses bras, Et non, Ce n’était pas pour moi.

    L’université, même scénario… On ne s’intéresse pas à moi. Je demeure loin de ma famille. Ma timidité excessive m’empêche de profiter de cette belle période et je me réconforte dans la nourriture. Seul plaisir dans ma vie tranquille…  J’étudie en enseignement des arts plastiques. Je  vais généralement à tous mes cours sauf lorsque je lis un bon roman et que j’ai hâte d’en connaître la fin. Il faut dire que je déteste les cours en soirée. il ne faut donc pas grand-chose pour me démotiver.

    En troisième année, petit changement à l’horizon…

    Dans le cours d’organisation scolaire au Québec, cours généralement ennuyant, se trouve un étudiant étranger, un jeune noir, de ma grandeur environ 1m68, assez beau garçon. Il me jette quelques coups d’œil à l’occasion.  Un autre qui n’a jamais vu ça, une grosse.  Comme à mon habitude, je n’en tiens pas compte. Face aux gens qui se moque des gros, j’ai remarqué que plus on les ignore moins on se fait écoeurer. Mais il ne semble pas vouloir se moquer…

    Un autre jour, dans l’autobus, un étudiant étranger me demande un stylo… et un papier. Avec ma grande gentillesse, je lui tends un crayon. Il se présente, Bernard, il est du Niger. Il me demande mon nom et mon numéro de téléphone.  Je le lui donne sans réfléchir.  Je ne sais pas quoi faire. 22 ans, pas d’expérience. Une belle nouille, quoi!  Heureusement, il quitte l’autobus… je peux enfin respirer normalement ou presque. J’essaie de ne plus y penser, me disant qu’il voulait passer le temps… et qu’il n’avait pas de sujet de discussion. La semaine d’après, au cours d’Organisation scolaire au Qc, je suis assise au centre de la salle. C’est un amphithéâtre, le jeune noir est debout à la première rangée et il me dévisage, mais pas à peu près. Ah! Non, c’est le gars de l’autobus… Je ne l’avais pas reconnu.  Ah mon Dieu, il s’approche vers moi. On parle un peu. Il m’invite à aller dans un petit bistro le samedi soir prochain. J’accepte mais j’ai le cœur qui bat la chamade.

    Le samedi arrive.  C’est le mois de novembre. Je me prépare, je me fais plein de scénario. Va-t-il m’embrasser? J’espère que oui. Enfin!

    Je me rends au  petit café. J’ai les dents qui claquent dans la bouche. Je ne sais même pas s’il fait froid ou non. Je suis trop nerveuse. Nous prenons un gâteau aux carottes avec un café. Nous discutons des vacances de Noël, des sports qu’on pratique et naturellement de lui. Il a 25 ans, il a terminé son bacc. en génie électrique et il fait un certificat en enseignement pour pouvoir offrir dans son pays une formation en génie électrique. Il est à sa dernière session et ensuite, il retourne dans son pays.  On quitte le resto et il me reconduit chez moi. Enfin, il va assurément m’embrasser. Mais non, il me souhaite une bonne soirée et il part. Il est 20h30 environ. Je suis déçue mais on ne peut pas plaire du premier coup. Bon, il reste la télé. Il y a toujours un film le samedi soir…

    Deux semaines plus tard, il me réinvite mais il vient me chercher chez moi.  Je le fais entrer. Je lui offre un café, on s’assoit sur le divan. C’est un divan-lit de ceux qu’on abaisse le dossier pour faire un lit trois-quarts. Il m’embrasse tendrement, Oh lala!… que c’est bon. Enfin un vrai baiser et tout un à part ça. Oh! Combien ses lèvres sont douces. Ses baisers sont d’une sensualité à couper le souffle. On n’arrête pas de s’embrasser. C’est tellement bon. Il est celui qui jusqu’à maintenant, embrasse le mieux de tous les hommes que j’ai connu. Comme vous devez vous en douter, je n’en ai pas connu des milliers.

    Oups! Ses mains commencent à être baladeuses… Qu’est-ce que je fais? Je les repousse tout doucement mais je ne sais pourquoi, elles se trouvent toujours là où il ne faut pas. Et il continue à m’embrasser délicieusement. Tout à coup, je sens qu’avec une seule main, il dégrafe avec agilité mon soutien-gorge. Panique dans ma tête. Qu’est ce que je fais. Si je dis oui, c’est trop tôt. Je ne le connais pas. Si je dis non et qu’il réagit mal. Après tout, je viens de lire qu’au Canada, il y a une femme qui se fait violer à toutes les trois minutes en moyenne. Ah! Je ne sais pas quoi faire. Le plus simple c’est de le laisser faire mais ce n‘est pas correcte. Je ne le connais vraiment pas. En plus, je sais que cela n’ira pas plus loin avec lui. Ce serait mieux que j’attende d’être vraiment amoureuse. De toute manière, tous les garçons de mon âge ont déjà fait l’amour. Pourquoi garder ma virginité, eux ils ne seront pas puceaux. Les hommes ne méritent pas qu’on soit vierge. Vive l’égalité des sexes. Mais je ne me sens pas correcte pour autant. Tout se mêle dans ma tête alors qu’arrive l’ultime argument. Je ne veux pas mourir vierge. Je dois être la seule fille de 22 ans qui est encore vierge. Rien ne me dit qu’un autre garçon sera intéressé par moi. Je finis par relaxer et je me laisse aller et… hummm! je le laisse faire. Heureusement, il est doux et attentionné. À ma grande surprise, j’ai perdu ma virginité sans ressentir de douleur particulière. Juste une grande respiration et le tout c’est parfaitement déroulée. Je suis contente d’avoir fait l’amour avec lui. On voit qu’il a de l’expérience. Il est gentil et d’agréable compagnie et surtout, il embrasse si bien.

    On se revoit deux semaines plus tard. Je l’invite à venir chez moi mais il me dit qu’un de ses amis lui a prêté son appartement. Je n’aime pas ça, je me sens mal à l’aise. Je crois qu’il n’a vraiment pas aimé le divan-lit. C’est un bel appartement avec un vrai lit. On fait l’amour, mais je ne suis pas vraiment bien. Malheur, en quittant le lit pour s’assoir au salon, je constate que le lit est inondé de sang. Je ne croyais pas perdre deux fois ma virginité. Il a été trop tendre la première fois. Je suis mal à l’aise. Je veux nettoyer les draps mais je ne sais pas où est le savon. Bernard me dit de laisser faire. Que ce n’est pas grave. On écoute la télévision. C’est Janette veut savoir. Je critique les propos de Janette Bertrand, il me dit qu’il la trouve correcte. Il me tombe sur les nerfs... J’ai hâte de partir. Après l’émission, je lui dis que je veux retourner chez moi. On se dit au revoir.

    Plus de nouvelles de Bernard. La session d’hiver est commencée depuis quelques semaines, je me dis qu’il doit déjà être parti dans son pays lorsque je reçois un appel de lui. Eh non! Il n’était pas parti mais il partira sous peu et il veut me dire Adieu. J’accepte de le recevoir et naturellement, nous faisons l’amour. Il m’explique un peu les relations homme-femme dans son pays en l’illustrant ainsi.

    Lorsque deux personnes tiennent une assiette de porcelaine et que chacun tire de son coté, l’assiette va finir par casser. Lorsqu’un tire, l’autre suit, ainsi l’assiette ne casse jamais.

    Je n’ai pu m’empêcher de lui demander ce qui arrivait lorsque c’était toujours la même personne qui tire de son bord… l’autre personne n’a pas le choix de toujours suivre.

    Ce fut notre dernière conversation. Il me fit parvenir comme promis une carte postale du Niger dans laquelle on voyait un chameau se promener dans les dunes du Sahara. 

     

         

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 2 Mai 2013 à 13:15

    Bonjour Doucejas;et oui de retour mais à nouveau en partance ...la bougeote en ce moment!

    J'espère que tu vas bien et que tu prépares un nouvel article sur ton blog.

    En attendant de te lire...

    Bises

    yvesd

    2
    doucejas Profil de doucejas
    Jeudi 2 Mai 2013 à 16:53

    @yveds

    Un article sur l'hypnothérapie va bientôt arrivé, Je vais être plus active sur mon site. Merci de m'encourager.

    Doucejas

    3
    Vendredi 10 Mai 2013 à 09:54

    Merci pour tes réflexions chez moi et ici. Je t'ajoute à mes liens !!

    4
    Vendredi 10 Mai 2013 à 13:50

    Vrai ? Tu vis au Québec?Je suis lu et je correspond avec une cousine?Mais c'est merveilleux!

    Alors ,comme le chante si bien Robert Charlebois:"Je reviendrai à Montréal" pour continuer à te lire et essayer de te faire sourire.

    Bises

    yvesd

    5
    Jeudi 21 Novembre 2013 à 09:40

    PASCAL

                                                            POUR MOI

                                                    GROOOS BISOUS A TOI

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