•  Rencontre avec le chirurgien plastiqueRencontre avec le chirurgien plastique

      

      

     

     

     

     

     

                                                                                                                             octobre 2013                                                       MAI 2009

    Lundi matin, rendez-vous avec le plasticien à 8H15.  Je me dépêche pour me rendre au Centre hospitalier, j’ai peur d’être en retard car c’est l’heure de pointe du matin. Le trajet se fait bien, les feux de circulations sont généralement verts. Je prends les petites rues pour ne pas être ralentie par la circulation. J’arrive dans le stationnement de l’hôpital, c’est bien, il reste de la place. Je me dépêche car j’ai peur qu’une filade à l’accueil me fasse arriver en retard. Je traverse donc rapidement le terrain de stationnement, les portes automatiques s’ouvrent sur mon passage, Puff! Puff!, une portion ou deux de gel antiseptique… je monte l’escalier. Je vois au loin qu’il n’y a pas de file d’attente.  Un couple semble prendre cette direction, j’accélère le pas. Je veux arriver avant eux. Oui, j’ai réussi, j’y suis la première, prenant un air innocent de celle qui ne faisait pas la course. Carte d’assurance maladie, carte d’hôpital.

     

    - Bonjour, j’ai rendez-vous avec Dr Untel.

     - C’est pour une chirurgie plastique?

    - Oui  

    - Veuillez vous asseoir dans la salle, on viendra vous chercher.

     

    Je m’assois sur un fauteuil qui semble confortable tout près de la table à revue. Je commence à les lire. Une revue sur les missions humanitaires des pères blancs. Je regarde ma montre, 9h15…  M’a-t-on oublié?  Non, me répond à réceptionniste. Mon dossier est toujours là. Des bénévoles arrivent avec leur chariot. Je prends un jus d’orange, cela va peut-être me réveiller un peu. Je regarde ma montre. 10h10  Deux heures d’attente. Oh lalaaa! Ça commence à être vraiment pénible.je me promène pas trop loin pour ne pas perdre mon fauteuil confortable.  Je me rassois et prends une revue, la journée des noirs au Québec. Vision intéressante de la relation entre québécois de souche et les autres… Eh! Oui, au Québec, il y a eu des esclaves noirs et aussi des esclaves amérindiens.  Je vais ou pas aux toilettes… Ils vont peut-être m’appeler. Je tente ma chance et j’y vais. Non, on ne m’a pas appelé. Je ne sais plus quoi lire. J’attends. Près de moi un monsieur reçoit pleins de messages sur son cellulaire. Peut-être que je devrais m’en procurer un. On m’appelle enfin.

     

     

    On me fait entrer dans le cabinet. Très laid. Pour tout ameublement, une civière, un bureau et une armoire. Un poster expliquant une colostomie sert de décor. Vraiment triste cette pièce. Je prends place dans un fauteuil de cuir défoncé qui date des années 80.

     

     

    Le médecin viendra vous voir lorsqu’il aura terminé la petite opération me dit la secrétaire. Je comprends maintenant pourquoi l’attente a été aussi longue. Il nous rencontre entre ses opérations. Je me repasse en tête les éléments qui me permettront d’avoir une chirurgie payée par la RAMQ (régime d’assurance maladie du Québec). Il faut qu’il voie que mon ventre est formé d’un énorme tablier et qu’il est important de l’enlever. Ce n’est pas par coquetterie mais vraiment par nécessité.

     

    Le médecin arrive enfin, il est gentil et poli. Il me demande d’enlever ma jupe pour qu’il puisse voir le bas de mon ventre. C’est avec une pointe de gêne que je lui dévoile la pire partie de mon corps. Mon énorme ventre qui m’arrive au milieu des cuisses. Il me demande de baisser ma culotte sous mon ventre pour bien le prendre en photo. Une photo de face, une de profil, il me demande de prendre mon ventre avec mes mains pour qu’on puisse bien en voir le volume. Je m’y prends à deux fois pour soulever cette lourde masse. La séance de photo est terminée. Je tente de remonter discrètement ma culotte en espérant qu’elle ne restera pas coincée sous mon ventre. Heureusement, je réussis assez facilement à la faire passer par-dessus sans avoir à trop me tortiller. Je m’en sors la tête haute.

     

    J’explique au médecin que j’ai perdu environ 150 livres en 4 ans. Que je vais bientôt avoir une gastroplastie verticale. Je vais donc perdre une centaine de livres. Ce qu’il prend en note. J’ajoute que mon ventre m’empêche de monter avec facilité les escaliers. Que je ne peux pas mettre des bas de soutien car il m’empêche de prendre à deux mains ma jambe. De plus, s’il faut attendre que je perde encore 100 livres, j’ai peur que mon ventre se rendre jusqu’au genou… Ces derniers commentaires ne semblent pas pertinents car il ne les note pas. Je lui demande ce qu’il pense de l’opération dans ma situation. Vous avez un très gros ventre me répond-il. Il faut juste voir si la RAMQ va vouloir qu’on vous opère maintenant ou seulement après que vous ayez perdu tout votre poids.  Il faut attendre entre 3 à 6 mois pour recevoir une réponse de leur part. Il vous coûtera 80$ pour en faire la demande, ce qui comprend les photos et leur développement. J’accepte sans hésiter. N’ayant pas les sous sur moi. Je dois traverser tout l’hôpital pour me rendre au guichet automatique qui se trouve au fond de la cafétéria. Je me dépêche car il se fait tard. Je remets l’argent à la secrétaire. Je quitte l’hôpital avec deux puff  puff! de gel antiseptique et je me retrouve dans la voiture. Il est 11h45. Fatiguée mais pleine d’espoir…

      

      

      

     

     


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  •  Je suis un peu inquiète. J'ai eu des prises de sang lundi matin et j'ai des protéines dans les urines. Cela peut être causé par mon diabète ou autres choses. J'ai hâte au 22 avril pour rencontrer l’endocrinologue qui me suit pour mon diabète. Cela peut être un indice d'un mauvais fonctionnement de mes reins. Pourtant, mes glycémies sont stables depuis 3 ans. C'est peut-être dû à une infection ou à un kyste aux reins. J'imagine qu'il me fera passer différents tests pour en trouver la cause. En attendant mon rendez-vous, je vais surveiller ma consommation de protéines. En espérant que mes reins fonctionnent bien car je ne voudrais pas un jour être obligée de suivre des traitements en dialyse.

     


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  • J’ai eu une rencontre préparatoire pour la gastroplastie. L'opération consiste à enlever les deux tiers de l'estomac en en sectionnant la partie arrondie. Il ne restera qu'un passage de 3 centimètres environ. L'opération dure environ une heure trente sous anesthésie générale. Elle se fait par laparoscopie. Ils feront 5 petites incisions de 2 cm environ. La convalescence est d'un mois.  

    Avant l’opération pour désengorger le foie, je devrais prendre par jour, 500 ml de légumes et quatre substituts de repas liquide et ce pendant au moins 2 semaines

    Après l’opération, je devrais pendant les 5  premiers jours absorbé que du liquide, ensuite ce sera de la nourriture liquide légèrement épaissie, ensuite de la purée et pour finir du haché fin. Après 28 jours, je pourrais manger les aliments normalement, mais par portion d'une cuiller à thé que je devrais mastiquer longuement et cela pendant toute ma vie. La perte de poids qui va en résulter est de 50% de mpn poids actuel. Je vais enfin avoir un poids normal. Je devrais toujours manger des aliments de qualités si je veux bien nourrir mon corps car la quantité de nourriture étant réduite, il pourrait manquer de nutriments si je ne fais pas attention.

     

    Mercredi prochain, je rencontre la chirurgienne. Elle me fera passer les différents tests pour vérifier si je suis en bonne condition physique et si je suis vraiment motivée à subir l'opération et à avoir une alimentation saine par la suite. Certaines personnes rengraissent après l'opération car elles consomment des aliments riches tels que le chocolat qui fonde et qui prend peu de place dans l'estomac. Je n'ai rien à craindre de ce coté-là. Cela fait 4 ans que je fais attention à mon alimentation et le fast-food ne m'attire plus.  Il me manque le contrôle de mon appétit. J'ai de la difficulté à reconnaître les signaux de satiété.  J'ai besoin de beaucoup de nourriture pour les reconnaître. J'ai vraiment hâte à cette opération. J'ai hâte de pouvoir être plus à l'aise dans mes mouvements. Je sens que je vais rajeunir de 10 ans…

     


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    Oui, causons sur la cause... Qu'est ce qui peut amener une personne à prendre du poids de façon excessive? Il existe plusieurs raisons. Il y a l'aspect génétique, environnemental et psychologique.

      

    Dans mon cas, cela a commencé dès ma tendre enfance. Étant la benjamine d'une famille de 12 enfants, j'étais choyée et chouchoutée autant par mes parents que par mes frères et sœurs. J'étais comme on dit, le bébé. On me câlinait, on admirait mes doigts potelées et on me nourrissait avec amour. Déjà à cet âge, ma mère avait de la difficulté à m'acheter des vêtements dans les magasins. Mon ventre bien rond, quoi que très mignon, avait de la difficulté à entrer dans les jolies petites robes. À mon grand malheur. J'aurai aimé avoir des robes venant du magasin, Mais non, cependant ma mère, avec beaucoup de talent, me faisait de jolies robes et de jolis pantalons.

      

    À 5 ans, j'ai commencé ma première diète. J'ai voulu imiter ma sœur aînée qui mangeait un œuf à la coque et un toast pour repas car elle était au régime. C'est alors que j'ai dit à ma mère. Moi aussi, je suis à la diète et je veux manger un œuf à la coque. Ma mère me servit en riant car moi, je venais de terminer mon repas juste avant.

      

    Ensuite, vers l'âge de 9 ans, mon père s'est bâti un restaurant. Nous demeurions à l’étage au dessus et toute la famille (du moins les enfants qui vivaient encore à la maison, les plus jeunes quoi!) y travaillait. Le restaurant était ouvert 24 h sur 24. Aucune journée de congé. Les frites, les hamburgers, les hot-dog étaient à portée de main ainsi que les délicieux gâteaux Vachon, les chips, chocolat, arachides et orangeade. En cachette, ma sœur Élisabeth, mon frère Benoit et moi allions, à tour de rôle, voler ces délicieuses gâteries. Lorsque mon père nous surprenait en flagrant délit, il nous disputait et il disait qu'on mangeait ses profits... Il n'avait pas tort, c'est certain. Mais la gourmandise était plus forte que la crainte de la colère de mon père.

      

    Nous avons eu ce restaurant pendant 5 ans. À 11 ans, je pesais 230 livres. Ma mère m'a amené avec 3 des mes sœurs chez un médecin pour qu’il nous aide à maigrir. Il nous a donné des antidiurétiques et une diète sévère à suivre. Cela a duré 3 semaines, ma mère, débordée par le travail de la restauration, ne parvenait plus à faire des repas légers et tranquillement, le fast-food est revenu dans mon alimentation.

      

    Ma mère, une femme exemplaire qui s’est dévouée à ses enfants, à sa famille et qui c’est presque tuée à la tâche. En effet, elle travaillait le soir et la nuit. Elle se couchait vers 5 heures du matin et elle se levait vers 11 heures pour faire les achats pour le restaurant. Elle préparait la nourriture pour le souper à venir. Elle se couchait un peu en après-midi pour être en forme pour la soirée et la nuit. Mais elle devait parfois se lever le jour lorsque le restaurant, subitement était à son comble et que ma grande sœur et moi, ne parvenions pas à répondre à la demande. Ma mère s’est rendu à l’épuisement et à dû poser un ultimatum à mon père pour qu’il vende le restaurant. Mon père a fini par accepter de le vendre mettant ainsi une croix sur son rêve de voir un jour un de ses fils hérité de son commerce. Mais personne n’en voulait. Il représentait pour eux une prison.

     

    Alors, en attendant que la vente se finaliser, je suis partie demeurer quelques mois chez l’ainée de la famille et son mari. Elle était encore à la diète et j’ai encore suivi ses traces comme je l’avais fait à l’âge de 5 ans.

     


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  •  Bonjour,

    Il me fait plaisir d'écrire, pour une première fois, un blog. Cette nouvelle expérience sera pour moi un moyen d'aider les gens qui comme moi, ont différentes interrogations sur des sujets tel que la vie d’une personne obèse, le diabète, l'amaigrissement, l'activité physique, la gastroplastie... Cela m'aidera aussi pour me motiver à atteindre mes objectifs personnels.

    Je suis une personne souffrant depuis 5-6 ans de diabète de type 2 causé par mon obésité morbide. Pour améliorer ma santé, je dois maigrir et insérer de l'activité physique dans ma vie de tous les jours. Je suis aussi impliquée bénévolement dans un organisme qui vient en aide aux gens diabétiques. Je suis présentement en attente pour une gastroplastie.

    Je prévois, sur ce blog, parler de tous ces sujets et de répondre à vos questions si vous désirez des précisions sur ce que je partagerai avec vous.

    En espérant que vous trouverez intéressants mes propos et que vous aurez le goût d'échanger avec moi sur ces sujets...

     


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